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Lulla(by) Someday } Marchande de sable.

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MessageSujet: Lulla(by) Someday } Marchande de sable. Lun 3 Aoû - 21:12

~ IDENTITY ~


NOM : Someday.
PRÉNOM : Lulla Sandra.
SURNOM : Lullaby ?
ÂGE : Treize ans. Va sur ses quatorze.
ORIGINE : Mi-allemande, mi-anglaise.
ORIENTATION SEXUELLE : Hétéro, je suppose. Mais de toute manière, pour ce qu'elle fait de l'amour...


~ CHARACTER ~


SITUATION FAMILIALE ET AMOUREUSE : Une vague famille de beaufs, un père dépassé, une belle-mère américaine type et deux demi-frères abrutis. Quand à l'amour... Sans commentaire. Personne la mérite, t'façon.

PHYSIQUE : Ah, Lulla... Grand visage de demi-lune, fin et très blanc, avec des yeux effilés comme les amandes que l'on glisse dans le fondant au chocolat. Personne n'a vraiment réussi à stabiliser la couleur de ces perles, des fois bleus, des fois verts, des fois l'un vert et l'autre bleu - et les gens rationnels qui disent que c'est une histoire d'éclairage! Ce sont des merveilles, voilà tout. Legs de sa mère, ses cheveux blonds font sa fierté, un beau blond à peine cendré, châtain sur les mèches, un blond ébouriffé autour de son visage tout dans la lune, oui une lune pour aller avec les étoiles de ses yeux. Elle semble briller, irradier de charisme, avec son corps fin, à la peau blanche d'allemande fragile, qui a le mauvais goût de prendre feu au contact du soleil, et ses membres nerveux et élancés. Très souple, et surtout terriblement grande. Elle fait plus âgée, et bien qu'elle soit très délicate, passe parfois pour un garçon du fait de sa grandeur et de son manque de poitrine. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir un grand charme, et ses sourires sont tellement rares que l'on en vient à se demander ce qu'il se passe lorsque son visage s'éclaire ainsi. Car quand elle sourit, c'est uniquement avec une ampoule de mille watts sous la langue. Même ses yeux arrivent à être plus brillants, une flamme vivante, avec beaucoup de grâce avec ça, et un beau corps de femme malgré sa maigreur et son manque de poitrine. De belles hanches, les jambes que toutes les filles veulent, peut-être à cause de son appétit d'oiseau - quoi qu'avec les quantités faramineuses de fondant au chocolat qu'elle avale...
Avec tout ça, elle n'aime pas les couleurs. Elle s'habille simplement, dans le noir ou le blanc, voir le gris ou le marron, sans beaucoup de motifs, des carreaux à l'occasion, quelques boucles d'oreilles - toujours dorées - autour de ses trois trous d'oreilles (à chaque oreille), jamais de maquillage ou à peine. Elle adore le doré. Comme le soleil ou les étoiles. Tout ce qui brille l'attire, et elle ne résiste pas à un petit médaillon discret - elle déteste les choses trop voyantes. Avec tout ça, elle semble raffinée et discrète. Ce qu'il faut pour cacher un ego aussi grand qu'une montagne...

CARACTÈRE : Lulla. Lulla. On ne voit pas souvent ce nom. Cette orthographe non plus. Lulla, ça fait un peu comme une bulle, comme un nuage, une étoile, quelque chose de spécial, Lulla, non? Lulla... Hé bien cette première impression, Lulla l'a bien comprise. Il est normal qu'on l'admire, puisqu'elle est belle. Il est normal qu'on la regarde, elle est extraordinaire. Et quant à ceux qui ne l'aiment pas, ce ne sont que des imbéciles heureux, naturellement. On pourrait même mettre une sorte de naïveté au fait qu'elle pense que tout le monde se doit de l'aimer et cette manière qu'elle a de classer immédiatement les gens dans des catégories. Et encore, ce ne sont pas des catégories habituelles ou même la discrimination habituelle - elle a des critères de sélection très étranges. Quoi qu'il advienne, elle ne pourra par exemple jamais détester un roux, par sympathie pour les années de brimades dont ils ont été les victimes, et se sent camarade de toutes les personnes qui ont trois L dans leur prénom, sauf s'ils sont décolorés blonds. Elle est un peu à côté de la plaque et bien qu'elle ait un grand esprit moqueur, cynique et désabusé, il lui arrive fréquemment des trucs stupides du style se prendre des poteaux en marchant dans la rue, faute à ce qu'elle soit toujours le nez en l'air. Elle a ses obsessions bizarres dont je n'ai que trop parlé : le jardinage, le fondant au chocolat, le thé et le sommeil. Et par extension, la drogue et les gens morts, mais elle fait rentrer tout ça dans le sommeil. Rien ne lui semble trop fou, trop impossible, et bien qu'elle ne soit pas crédule et ait un grand esprit critique et même sélectif, elle sera toujours prête à partir dans un délire si on commence sur ce sujet-là. Elle ne parle pratiquement jamais la première, préférant discuter avec elle-même, et si elle a décidé qu'elle ne vous aime pas, tenter de lui faire changer d'avis est à peu près aussi facile que de persuader un requin blanc de ne pas se jeter sur un morceau de viande rouge. D'ailleurs, elle adore son nom, le ciel, sa mère, les éclipses (et par extension le Vietnam) et les rouleaux de printemps. Elle voue une haine sans borne aux pastèques et aux boy-scouts pour d'obscures raisons sûrement liées à des traumatismes d'enfance, et la plupart de ces considérations ne sont absolument pas visibles - par contre, quand on la lance sur un sujet, on finit rapidement par se rendre compte qu'elle a un petit vélo dans la tête. Enfin, un garage à vélo serait plus exact.
Même si cette description peut sembler sympathique, ne pas oublier qu'elle peut se montrer très froide et blessante avec ceux qu'elle a étiquetés "du côté obscur", et ne se livre jamais au premier venu consciemment, préférant qu'on lui pose des questions. Elle adore ça! Et puis c'est tout naturel - n'est-elle pas fantastique?

VOTRE BUT DANS LE JEU : Heum... S'amuser et montrer à quel point elle est extraordinaire. Elle a loupé sa chance dans sa première vie, maintenant qu'elle a l'opportunité de le montrer...

AUTRE : Hmm... Je crois que j'ai tout dit *-*

~ FOR PLAYING ~


GROUPE AUQUEL VOUS SOUHAITEZ APPARTENIR : Hum... Cloudberry en fait.

VOULEZ VOUS UNE DEMEURE ? Non, je vais découvrir les joies de la vie SDF! *O*

VOULEZ VOUS UN RANG PERSONNALISÉ ? Yep m'dame! " {Marchande de sable. " en italique s'il vous plait =3

~ AND YOU ~


COMMENT AVEZ VOUS CONNU LE FORUM ? Merci Christopher! xD Plus sérieusement, elle a demandé un partenariat sur le Pensionnat des As, et vu que je voyais que tous mes membres migraient par ici, j'ai décidé de les suivre xD (vous avez un vrai arrivage vous...)
QU'EN PENSEZ VOUS ? J'adore Alice au Pays des Merveilles, et même si ça peut sembler bizarre, j'adore le fond à carreaux ^w^ Tout ça pour dire qu'il est très bon, j'adore le contexte x)
DES SUGGESTIONS ? Mettez une majuscule au Pumpkin's Village /PAN/ Heu non aucune.
CODE : [Oki by Haru]
AUTRE CHOSE À AJOUTER ? J'ai envie de raisins secs.


Dernière édition par Lulla Someday le Lun 10 Aoû - 11:08, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Lulla(by) Someday } Marchande de sable. Jeu 6 Aoû - 22:58

HISTOIRE : Le 24 octobre 1995, à 11h 07 précisément, une éclipse totale de soleil fut observée au Vietnam pendant une minute quarante secondes. Plus tard, de nombreux chercheurs ayant quitté leur pays à cause de la guerre décidèrent d'y revenir pour étudier le phénomène, et pour beaucoup, cette éclipse fut le symbole du renouveau du Vietnam.
Exactement au même instant, en Allemagne, à 4h 07 du matin cette fois-ci - décalage horaire oblige - , Lulla Sandra Someday apparut sur cette terre dans un grand hurlement libérateur, et alors qu'elle emplissait ses poumons viciés de sa première goulée d'air, sa mère qui avait courageusement tenu jusque là s'apprêtait à souffler la dernière. Elle eut juste le temps de couvrir du regard son enfant, la plus belle du monde, de tendre les bras vers la petite chose poupine aux cheveux blonds à laquelle elle avait donné naissance et de la serrer entre ses bras, que déjà, elle rendait l'âme au milieu du va-et-vient des infirmières. Il était quatre heures, huit minutes et quarante secondes. Quelque part loin à l'Est, l'éclipse s'acheva.
La mère de Lulla était allemande. Blonde aux yeux bleus, elle était l'allemande typique, belle jeune femme simple et terriblement amoureuse de son anglais de mari. Ils étaient le couple basique, idéal, simple. Lui était galant, riche, sérieux et brun. Elle était femme au foyer, cuisinait bien et avait une capacité de fécondité tout à fait correcte. Tout ce que l'homme lambda demande à sa femme, en somme. Ils étaient un couple d'une banalité navrante, toujours d'accord sur tout, il l'aimait d'un amour correct et l'emmenait en ballade le dimanche, elle s'entretenait de ses plats préférés et faisait les courses pour eux deux tandis qu'ils réfléchissaient à leur maison future. Une maison qui aurait deux chambres pour leurs enfants, un jardin, une maternelle à proximité, et où leur futur se déroulerait sans jamais d'à-coups. Leurs enfants seraient bilingues, un garçon, une fille, et auraient un brillant avenir. Jamais ils ne demandèrent plus que cette vie formatée, que leurs espoirs déjà espérés mille fois, de leurs projets sans âme.
Pourtant parfois quand Ludmilla regardait par la fenêtre et que le ciel était bleu, alors que son mari attendait devant la télévision qu'elle leur prépare le repas, elle se disait qu'elle était faite pour plus que ça. Que sa vie aurait pu être une œuvre et pas cette histoire produite à la chaine avec vacances à la mer et conversations ennuyeuses à la clé. Ludmilla aurait pu être une artiste. Mais sa mort précoce ne lui donna l'opportunité que d'une œuvre - Lulla...
Oh, James aimait sa femme. Il pleura à son enterrement, tandis que sa secrétaire tentait de faire taire les braillements de sa fille, juste ce qu'il faut, les quelques larmes désespérées, puis rentra chez lui, coucha sa fille et porta le deuil. Il ne reporta pas sa haine sur Lulla, ça non, en homme sensé qu'il était, il lui en voulut juste d'avoir tué sa mère avant que celle-ci ne lui donne un héritier mâle. Tous ses beaux projets d'avenir étaient bouleversés. A quoi servirait la deuxième chambre? Et leur beau lit double ikéa, conçu spécialement à leur taille et leur corpulence? Pour sûr, son équilibre allait être bouleversé. Et avec tout ça, qui allait s'occuper des repas et de la gamine? Il ne tarda pas à engager une baby-sitter qui jouait le rôle de cuisinière, ménagère, mère et femme sans pour autant vraiment l'être au sein de la minuscule famille. Il porta le deuil six mois comme il se doit, vint fleurir sa chambre toutes les semaines, puis tous les mois, et évoqua régulièrement son souvenir pour la forme, s'extasiant devant les cheveux blonds de Lulla qui se demandait parfois qui était cet homme qui venait l'admirer cinq minutes et demi par jour dans son berceau. Son esprit d'enfant finit par conclure qu'on venait la visiter régulièrement pour admirer sa beauté et que la baby-sitter était là pour l'entretenir - une sorte de larbin, en somme. Elle mit un certain temps à assimiler le fait que son plus grand - et seul - admirateur soit en fait son créateur. D'ailleurs, elle se remit à douter de la chose lorsque lui vint l'âge de comprendre l'adultère, mais je m'avance un peu.
Lorsque Lulla eut un an et demi, considérant qu'il avait accompli son devoir de souvenir, James Someday commença officiellement une relation avec une charmante divorcée qui avait déjà prouvé ses capacités à produire des garçons, en ayant eu deux de son précédent mariage. La fidèle baby-sitter (qui avait changé deux ou trois fois pour cause de dépression nerveuse entre temps) fut renvoyée et Lulla fut confiée aux mains aimantes de la nouvelle femme de James, une américaine avec qui il se maria quelques mois plus tard.
Et la routine recommença. D'ailleurs, personne ne fit jamais le rapprochement entre l'éclipse solaire et la naissance de Lulla, qui avait éclipsé en quelque sorte le rayonnement de sa mère lorsqu'elle était apparue, et je ne suis pas sûre que quelqu'un d'autre que Lulla ne s'en soit jamais aperçu. Lulla souffla deux bougies, puis trois, entra en maternelle, fut une enfant magnifiquement effacée. Et silencieuse. L'on ne pouvait pas douter de ses capacités à parler, mais elle gardait précieusement ses mots derrière ses paupières presque constamment close. En réalité, l'impression générale était que Lulla dormait constamment, et l'on n'était pas tellement loin de la réalité - elle avait juste décidé un jour que sa vie par trop ennuyeuse ne méritait pas son attention divine. Oui, Lulla souffrait d'un sérieux complexe d'infériorité - il faut dire qu'il y avait de quoi. Elle était une enfant magnifique, copie conforme de sa mère, les cheveux blonds cendrés et les yeux d'un charmant vert-bleu qui ne se retrouvait chez aucun membre de la famille. Elle répondait aux questions de quelques mots seuls, n'accordait qu'un regard vague aux stupides jeux d'enfant qu'on lui proposait, causant la perplexité chez ses maîtresses, baby-sitters et mères d'adoption successives. Seule sa mère aurait eu grâce à ses yeux, mais elle ne risquait pas de réapparaître de sitôt. Lulla voulait de l'originalité, des voyages, de la vie, des choses étonnantes! Elle ne connu jamais que l'Allemagne et l'Angleterre, où ils déménagèrent dans sa grande indifférence vers ses six ans. On tentait de l'occuper, pourtant. Toute son enfance fut une grande tache floue d'ennui et d'attente. Qu'est-ce qu'elle attendait? Une seule personne peut le savoir. Elle. Et malheureusement, elle n'est pas terriblement disposée à raconter sa vie. Sans doute même qu'elle ne le savait pas elle-même, mais elle attendait l'évènement, la chose, la Vie avec un grand V.
Ses deux frères, de quelques années ses aînés, l'insupportaient. Ils étaient de ces gamins qui ne donnent qu'une envie, celle de leur claquer la tête contre les murs, n'ayant même pas l'excuse d'être mignons puisqu'ils étaient relativement ingrats, toujours à réclamer et à insulter à tout va, fanatiques de football et de McDonals. Ils froissaient même son délicat père, et il y eut nombre disputes conjugales entre James et cette américaine qui était leur mère. Lulla en venait presque à plaindre son père, mais quand elle se rappelait que son existence vaine lui était due, elle se remettait à le considérer comme un sombre crétin.
Elle entra au primaire. Les gamins étant ce qu'ils étaient, elle ne se fit pas particulièrement aimer à son école, et ses professeurs avaient beau la pousser à la sociabilité, elle se retranchait dans son mutisme. Elle était de plus bonne élève, circonstance aggravante pour ses charmants camarades. Ce n'était pas grave - ils étaient trop ignares pour comprendre qu'elle était un être d'exception. A elle seule, elle avait provoqué une éclipse! Sa vie avait été trop imposante pour que sa mère y survive! N'était-ce pas les signes d'une existence d'exception?
Peu à peu, Lulla réussit à trouver des raisons à son existence. Faibles, sans doute. Des raisons annexes. Il n'empêche que le simple contact d'un fondant au chocolat sur sa langue aurait suffi à lui faire dire que Dieu existait. Bien sûr, ce n'était pas la seule - aussi bizarre que cela puisse paraître, elle s'était découverte excellente jardinière, partisane de l'Earl Grey's et de toutes sortes de thés sophistiqués chinois et japonais, et surtout de la plus grande raison de son existence : le sommeil. Sans doute car c'était le seul moment où elle ne s'ennuyait pas, Lulla avait toujours bénéficié d'un sommeil de plomb que rien au monde ne pouvait interrompre (hormis une odeur de fondants aux chocolats), et au fil des années elle déporta même sa passion sur les autres. Quel délice de voir des gens dormir! C'était le seul moment où ils étaient intéressants. Vers ses onze ans, Lulla s'emplissait de café vers minuit pour rester éveillée jusqu'à quatre heures du matin et se déplacait, l'oeil gourmand, dans la chambre de son père et de l'américaine - qu'elle ne se décida jamais à appeller Maman. Entremêlés entre les doigts, ils avaient presque l'air morts - le sommeil suprême! Lulla éveillait ses rêves au rang de prémonitions divines. Par des moyens plus ou moins détournés, elle se procurait des somnifères et l'aspect reposant de certains thés l'enchantait. On aurait pu penser que cette étrange marotte lui passerait à l'adolescence et surtout à son entrée au collège, mais que nenni! Sixième, cinquième furent encore des années sans connaissances, et ce ne fut que la quatrième qui marqua un réel changement, lorsque Lulla s'aperçut que pour ses expérimentations chimériques, il était parfois bon de connaître les bonnes personnes. Lorsqu'elle décida de se reconnecter avec le monde réel, elle se découvrit un incroyable charisme et en quelques jours, la moitié de sa classe était à ses bottes. Il ne faut pas sous-estimer les collégiens. Par le biais de quelques grands-frères ou grandes-sœurs bien équipés, Lulla qui faisait facilement plus que son âge connut ses premières expériences dans les étoiles, revenant parfois à la maison totalement shootée sans que ses parents n'y voient que son attitude tête-en-l'air habituelle. Que c'était fantastique! Lulla découvrait même de l'intérêt à l'être humain. On s'intéressait à cette gamine bizarre trop grande qui se droguait au thé, au fondant au chcolat et à diverses choses moins légales dès qu'elle en avait le temps. Ses résultats chutèrent. On l'en félicita du côté de sa petite bande de connaissances qui trouvait qu'elle n'était vraiment pas faite pour une brillante carrière.
Ainsi les rêves et le sommeil devinrent le principal terrain de jeu de Lulla qui s'essaya même à quelques expérimentations de somnifères maison sur les connaissances qu'elle s'était faites - ce qui fut moyennement bien reçu - et avait toujours une curiosité morbide sur l'état des gens en plein sommeil - ou en plein délire, ce qui était aussi bon à prendre. Avec l'âge et ses treize ans vint une nouvelle idée qui n'avait fait que l'effleurer. Mourir. Qui sait, la mort n'était-elle peut-être qu'un grand rêve, qu'un grand trip psychédélique comme elle les adorait? Les visites à la morgue de la petite fille devinrent un peu trop fréquentes pour que le prétexte d'une recherche d'école marche à tous les coups, et l'hôpital qui y était finit par avertir ses parents qui commencèrent à se soucier des centres d'intérêts de cette fille presque inconnue qui vivait sous leur toit.
Lulla fut interdite de sorties un certain temps. Dans sa chambre sous les combles à Oxford, cette chambre blanche et impersonnelle qu'elle avait depuis son enfance, isolée dans l'atelier de sa vie, Lulla regardait les toits de la ville et s'imaginait comme une marchande de sable d'un autre genre, qui distillait délires et rêves en toujours autour d'elle. Comme ce serait fantastique! Et parfois même, ce serait cette marchande qui distillerait le sommeil éternel...
C'est dans cette chambre sous les combles que sa dernière scène s'acheva. Artisan de son propre talent, Lulla avala tous les cachets qu'elle pouvait trouver, fit passer tout ça dans une grande tasse de thé à l'Ylang-Ylang, avala une dernière part de fondant au chocolat et dans un grand éclat de rire, balança tous ses pots de fleur par la fenêtre, les envoyant s'écraser dans un voltigement coloré contre la chaussée. C'était beau, cette profusion de couleurs! Oui, elle avait fait de sa vie une œuvre, pas comme ses indignes parents qui ne savaient pas qu'ils avaient mis au monde l'étoile filante la plus extraordinaire de sa génération. Elle s'évanouit vite dans ses songes colorés et mourut tranquillement quelques heures plus tard, dans l'indifférence totale et complète de sa famille réunie autour d'un match de foot dans le salon. Elle n'était pas faite pour cette vie. Elle partait pour un monde où tout serait à sa démesure. Elle passait de l'autre côté du miroir - santé!
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MessageSujet: Re: Lulla(by) Someday } Marchande de sable. Jeu 6 Aoû - 23:35

Fiche validée !
Amuse toi bien !

Ta desciption physique me donne faim xD *à toujours faim*

J'ai rajouté des majuscules à Pumpkin's Village =P
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MessageSujet: Re: Lulla(by) Someday } Marchande de sable. Jeu 6 Aoû - 23:38

Ah ui, pourquoi elle te donne faim? xD
Ravie en tout cas! (et merci pour le Pumpkin, je suis super maniaque xDD)
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MessageSujet: Re: Lulla(by) Someday } Marchande de sable. Mar 11 Aoû - 16:36

Bienvenue !! (avec un petit peu de retard XD)
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MessageSujet: Re: Lulla(by) Someday } Marchande de sable. Mer 12 Aoû - 14:00

Ahah, Ill' ! A peine j'ai regardé ton hisoire que je t'ai reconnu xD (Le pavé quoi >__>)

Amuse toi bien ♥️ !


EDIT : Waaaa *a lu l'histoire* ! C'était captivant xD Lulla est très spéciale héhé J'ai hate de lire ce que ca va donner !
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MessageSujet: Re: Lulla(by) Someday } Marchande de sable. Mer 12 Aoû - 17:06

Han, tu me fais trop plaisir Camille >< (oui, parce que utilisons un peu nos noms d'ici ou on va perdre les autres quoi xD) Je suis fiere de mon pave et de ma reputation - bwahaaa xD
Bref, merci! Je t'avoue que j'ai un peu peur de ce qu'elle va donner en fait, m'enfin u-u
Et merci Snowie de l'accueil aussi *s'incline*
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MessageSujet: Re: Lulla(by) Someday } Marchande de sable.

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Lulla(by) Someday } Marchande de sable.

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