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The Big Bad Wolf ? [PV Mave]

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Sighild Holmlund
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MessageSujet: The Big Bad Wolf ? [PV Mave] Sam 16 Oct - 14:17

Maintenant elle était fixée . . . même après la mort elle continuerait à ressentir la fatigue, car ça oui la fatigue elle la sentait bien. Ses pas qui avaient d'abord été alourdis et ralentis ne se résumaient plus à présent qu'à des frottements las et répétitifs sur le chemin poussiéreux, elle laissait derrière elle un fin sillon tracé par sa faux presque trop lourde pour ses bras frêles qui trainaient derrière elle et elle était envahit par une sorte de malaise constant, comme s'il lui serait tout bonnement impossible de se sentir bien dans un tel état de fatigue.
Se trouver dans une position si vulnérable la rendait presque malade, bien qu'elle soit armée elle se savait incapable de soulever l'arme qui lui paraissait soudainement encombrante en cas de besoin, et puis qui douterais un instant de sa faiblesse ? Une petite fille pieds nus, les jambes couvertes de multiples petite griffures dues aux ronces qu'elle avait laissé derrière elle sans regrets il y a une heure à peine, les bras ballants, le regard vide et le bas de ses vêtements pour le moins inadaptés au voyage déchirés par ces maudites ronces. En fait n'importe qu'elle personne malintentionnée n'aurait aucune hésitation avant de s'en prendre à elle.
Une aimable pierre dépassant de la terre battue la ramena à la réalité en heurtant les orteils de son pieds droit, la douleur afflua et elle inspira les dents serrées mais n'eut pas la force mentale de l'arrêter. De toute façon, pensa-t-elle, si elle avait essayer sa barrière mentale se serait fissuré à cause de la fatigue et elle aurait utiliser des forces pour rien. Elle se résigna donc à marcher avec trois orteils douloureux.
Après un regard panoramique elle constata l'absence d'âme qui vive, un peu étrange tout de même car il n'était si tard que ça, à peine au début de la fin d'après-midi à peu prés. Enfin c'était tout de même un peu bizarre qu'elle n'ait croisé que la fille au briquet depuis sa mort. Si on part du principe qu'on arrive ici après la mort alors il devrait y avoir plus de gens non ? Vu le nombre de pitoyables créatures qui trépassent dans le "monde originel" avec les guerres, les famines, les attentas, les assassinats, les suicides, les accidents . . . enfin voilà quoi il devrait y avoir foule. À moins que dans ce monde-ci il y ait encore plus de raisons de mourir qu'il n'y en avait dans l'originel, dans ce cas les gens à peine arrivé ici repartaient dans un autre monde mort et très peu survivraient. Elle ne creusa pas la question plus loin étant donné qu'elle n'avait ni de réponses ni de personnes à qui en demander . . .

Lorsqu'elle posa avec contentement les pieds sur des pavés, le soleil avait bien entamé sa chute inexorable vers l'horizon, une teinte orangé pointait dans le ciel et les habitants du village se raréfiaient dans les rues. Et oui un village, le vieux panneaux de bois indiquait encore "Pumpkin Village" malgré le temps qu'il avait dût passé là, et qui plus est un village habité, par des individus vivants. On ne pouvait pas dire qu'elle fut vraiment heureuse de voir tant de gens, mais elle ressentait un soupçon de soulagement; bien qu'elle ait méprisé tout ces ignares dans l'originel et qu'elle les ait volontiers tous vus enterrés, elle ne regrettait pas d'en trouver quelques uns ici, après tout si elle avait été seule ou presque ça n'aurait pas été intéressant . . .
Elle parcourut donc la rue principale à la recherche d'un endroit où elle pourrait se reposer sans se soucier de ceux qui l'entouraient et ne pût s'empêcher de remarquer combien les maisons avaient l'air vielles et défraichies : elles avaient été construites à l'ancienne, s'élargissant au fur et à mesure qu'elle gagnait en hauteur, et ne paraissaient pas spécialement entretenues. Mais peu lui importait, la seule chose qu'elle cherchait était la tranquillité. Et avec tout ces gens habillés à l'image de leurs habitations, c'est à dire sûrement pas à la mode moderne, ça ne s'annonçait pas spécialement bien, en plus ils ne la quittaient pas des yeux. Certains semblaient étonnés, d'autre la considéraient un peu comme une extra-terrestre (à supposer qu'ils savent seulement ce que c'étaient), il y avait aussi ceux dont émanait une méfiance non-dissimulée, comme cette femme qui avait ramené son enfant vers elle d'un geste fébrile avant de la regarder passer en la scrutant. Mais la pire de toutes les émotions qu'elle reconnut dans leurs yeux fut celle qui dominait le regard de cette vielle femme qui avait tenté de l'aborder amicalement : la pitié. Si il y avait bien une chose qui dérangeait particulièrement la petit faucheuse c'était bien qu'on ait pitié d'elle. La seule chose qu'apporta ce sentiments humiliant à la vielle fut un regard assassin lourd de menace qui lui inspira un mouvement de recul. Sighild n'ayant pas la force de s'attaquer à elle lui cracha simplement sur les pieds.

Après quelques minutes à supporter ces regards tous plus inutiles les uns que les autres elle trouva enfin une petite impasse déserte et silencieuse, elle remarqua non sans joie que plus elle s'y enfonçait plus les rumeurs de la foule faiblissaient pour devenir presque inaudibles. Elle alla jusqu'au mur du fond et s'assit par terre en s'y adossant, elle laissa tomber la faux à ses côtés et ramena ses genoux sous son menton. Ses yeux se fermaient et elle n'avait ni la force ni l'envie de résister à l'appel du sommeil, elle vérifia rapidement que les couteau de la fille au briquet était bien à portée de main et s'endormit la main serrée autour de la garde pour un sommeil sans rêve.

Elle se réveilla brusquement dans le silence et l'ombre, le soleil avait achevé sa course et les ténèbres s'étaient répandus dans les rues, à peine dissipés par la lumière vacillante des lanternes placées à intervalle régulier qu'elle n'avait pas remarqués à son arrivée, sa petite impasse en était dénuée et la nuit s'y était réfugiée. Le silence régnait et elle se demanda ce qui avait bien pût la réveillée, elle était encore un peu fatiguée et elle ne voyait personne, elle était seule. Tout du moins c'est ce qu'elle avait d'abord crut, car un léger bruit se faisait entendre sur les pavés. Elle s'immobilisa et serra le couteau qu'elle n'avait pas lâché à s'en faire blêmir les jointures. Elle ne bougea pas et écouta, le bruit se rapprochait, on aurait dit des griffes sur la pierre. Elle plissa les yeux et crut déceler un mouvement dans l'ombre, à moins que ce ne soit son imagination. Elle sentit bientôt un souffle chaud sur son visage et roula sur la côté, saisir la faux lui prendrait trop de temps et ne servirait à rien, elle se leva tout en brandissant son couteau. Elle eut un vertige mais resta fixe, elle fouilla les ténèbres des yeux puis distingua enfin ce qu'elle avait entendu venir à la lumière de la lune qui avait banni les nuages opaques qui l'obscurcissaient. En fait elle distingua seulement une silhouette poilue et des crocs. Elle inspira lentement puis brisa le silence d'une voie plutôt assurée pour quelqu'un devant une bête inconnu :

-Qui êtes vous ?

Elle n'attendait pas vraiment de réponse mais une réaction, si elle esquissa le moindre geste menaçant elle n'hésiterait pas à se défendre jusqu'à sa mort . . . Ça serait tout de même bête de repartir juste après être arrivé, sans même avoir pût profiter d'un nouvelle vie plus palpitante.
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Mave Wolf
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MessageSujet: Re: The Big Bad Wolf ? [PV Mave] Mer 12 Jan - 0:35

Cela faisait maintenant sept ans que Mave était libre. Mais la liberté, à quel prix ? A présent il était forcé d’éviter les villages et de se cacher dans les bois, vivant reclus du monde.
Non… Mais entendez-vous ça ? Croyez-vous vraiment qu’il se terrerait dans un trou au fond dans la forêt parce que tout le monde pensait qu’il avait tué Camille ? Certainement pas ! Il savait qui l’avait tué, mais lui seul savait qu’il était mort. Dans ce monde c’était tuer ou être tué, tel est et restera le jeu d’Alice.
A présent, les villageois avaient de grande raison d’avoir peur du Grand Méchant Loup et il n’allait pas se gêner pour s’en servir. Quitte à devenir la nouvelle terreur du Monde du Miroir, la place était bonne à prendre ! Les villes, il ne les évitait pas, au contraire il les traversait sous sa forme de Loup se mêlant à la nuit tombée et aux ténèbres englobant les rues. Il soupirait sous chaque porte, reversait les plantes des balcons dans un grand fracas, grognait aux fenêtres pour dissuader les curieux, faisait cliqueter avec délectation ses griffes sur les pavés et hurlait à la lune sur les places. Mave s’amusait de la peur originelle des gens. Qui n’a jamais été effrayé par un loup ? Depuis la nuit des temps l’être humain en avait toujours eu peur, bien qu’il ne s’attaque jamais à l’homme. Quelle bande de crétin…
Finalement, on pourrait se dire que le garçon était devenu le Loup que son père voulait qu’il devienne. Et bien… pas tout à fait. Lui se complaisait dans le meurtre, le fils c’était spécialisé dans la peur. C’était un exercice beaucoup plus amusant et beaucoup plus violent. Allez savoir tout ce que son capable de faire les hommes quand ils ont peur.
En cette période de pleine lune, Mave n’avait pas besoin de se pointer dans les villages pour faire monter le trouillomètre des villageois en flèche. C’était moins amusant certes, mais le jeune homme ne répondait de rien dans ces moments. En effet, l’attraction de la dame blanche était trop forte pour y résister. Ce soir il y avait du mouvement de foule dans l’air !

Du haut de son perchoir, le loup humait l’atmosphère avec délectation, sentant le vent de ses poils, et se ravissant de cette brise fraiche qu’apportait la nuit, refroidissant ses fosses nasales. Son museau frémit, un bon bol d’air ! Sous ses pattes s’étendait l’herbe verte de la plaine, qui finissait par rencontrer la lisière sombre de la forêt, continuant de s’y aventurer prudemment entre les buissons épineux. La bonne vieille amie de bois et d’aiguilles s’étendait jusqu’à l’horizon. De l’autre côté, un village certainement. L’animal grogna… Il était tellement absorbé dans ses pensées ces derniers temps, qu’il ne se rappelait pas où il avait laissé ses vêtements. Il ne se souvenait même pas les avoir ôté, ni même être devenu loup. Le début de la sénilité ?
Qu’importe… Il avait faim et ce matin, il avait flairé la piste d’une faible proie. Il était grand temps de la retrouver. L’animal allait faire demi-tour lorsqu’une présence derrière lui le figea. Il y eu le bruit caractéristique d’un arc que l’on tend et que l’on relâche d’un coup. La flèche siffla au-dessus de sa tête, rasant son crâne. Mave baissait le front et coucha les oreilles. Maudit chasseur, celui-ci avait oublié ses bonnes manières. Il tourna lentement la tête ses babines se soulevant dans un grognement découvrant une rangée de dent impressionnante. L’homme sortit une seconde flèche du carquois, avec des gestes rapides mais prudent. Il l’encocha et visa, les muscles tendus mais la main sure. Le loup se ramassa sur lui-même et bondit. N’ayant aucune envie de servir de cible mouvante, la bête ne lui fonça pas dessus de front, cela aurait été stupide de sa part, mais sauta de gauche à droite comme un cabri, tantôt accélérant, tantôt ralentissant. Le chasseur le suivit des yeux mais ne quitta pas sa position. Il aurait pu tirer, mais les chances de faire mouche étaient minces, et cela lui aurait fait perdre un temps précieux de prendre une nouvelle flèche. Non, patient il l’attendait. Il savait très bien où il allait l’avoir. L’acier meurtrier était prêt à mordre dans sa chair.
Le loup lui fondait dessus telle une ombre, le poil gonflé pour paraitre plus imposant, et ses yeux lançant un regard carnassier. Un rocher se trouvant sur son passage, il prit appuis dessus, sauta à gauche puis décrivit un virage aigue. L’homme s’attendait sans doute à ce qu’il lui bondisse dessus, crocs et griffes dehors, au risque de s’empaler lui-même suis le projectile qui le menaçait. Il n’en fut rien…
La bête baissa la tête puis sortit l’épaule. D’un coup il accéléra et alla se jeter de toute sa vitesse et de tout son poids dans les jambes de l’homme. Sous le coup de la surprise et de l’impact, il lâcha son arme pour tomber à terre déséquilibré et sonné. Le loup lui lançant un regard moqueur, avant de s’éloigner en sautillant et poussant un hurlement railleur.
Le chasseur secoua la tête pour reprendre ses esprits. Il roula de côté et suivit des yeux le cheminement de sa proie. Pour l’instant il était vainqueur, mais plus pour très longtemps. Ses yeux se baissèrent sur l’herbe qui se teintait déjà d’une rosée vermeille.

En son for intérieur, Mave riait, d’ailleurs se rire se lisait sur sa gueule dont les babines se soulevaient en un sourire démoniaque. Il ne devait pas s’attendre à ça ! Bien entendu, il n’avait pas affaire à n’importe quel loup. Cette leçon devrait apprendre à ce maudit chasseur qu’il ne fallait pas le sous-estimer. Il fallait avouer que se faire charger par des vaches lui avait laissé un souvenir impérissable, qui avait, on pouvait le dire, visiblement porté ses fruits ! L’animal traversa la plaine d’un bon pas dans un semblant de ricanement qui n’appartenait qu’à lui. Couchant les oreilles et plissant les yeux, il tendit le cou pour se frayer un passage parmi les buissons épineux qui gardaient jalousement l’entrée du bois. Mais à peine n’avait-il pas fait cent mètre, qu’il sentit l’adrénaline retombé, sa patte droite se déroba sous lui, il s’écroula comme une masse. Une douleur fulgurante démarrant du creux de ses coussinets jusqu’à son épaule le paralysa. Sur le coup, il n’avait rien sentit et rien vue non plus. Mais à présent, ce fut comme s’il venait juste de la prendre. Le loup avait beau se remémorer toute la scène, il ne parvenait pas à se rappeler le moment où le chasseur avait tiré sa deuxième flèches.
Quoi qu’il en soit, la vilaine c’était fiché en plein dans l’avant-bras, et comme ce n’est pas épais les pattes d’un loup, elle traverssait de part en part. Mave grogna en pensant à la magnifique piste qu’il dessinait derrière lui, comme le petit poucet. De plus, qui sait quel autre animal l’odeur du sang pourrait bien attirer. Ne comptant pas prendre racine, il se releva en serrant les dents, puis se tordit le cou pour attraper le bout de la flèche. D’un coup sec, le bois craqua, la bête grogna. De rage il envoya la queue brisé dans les fourrées et repris sa course sur trois pattes, sans attendre de percevoir au loin le son des bottes du chasseur.

Un peu plus loin, Mave renifla la piste de sa proie faible de ce matin. La suivant, il tomba sur un sentier marqué par des traces de pas plus très fraiche et un long sillon étrange. Le museau rasant le sol, l’oreille tendu, il avança les pattes trainantes, tentant vainement d’effacer sa trace. Son pas claudiquant le mena jusque dans un village dont il ignora le nom, inscrit sur un vieux panneau de bois vieilli par le temps. Ses griffes résonnèrent sur le parvis de la ville endormis. Seuls les lampadaires étaient allumés, éclairant de vieilles maisons aux allures de mansarde à la lueur de la lune. L’animal gonfla le poitrail et de son souffle balaya les flammes recroquevillés sous leurs verres dans la grand rue. Moins d’éclairage brouillerait un peu mieux les traces qu’il laissa, bien que la lueur de la dame blanche le trahisse. Il détourna la tête à la recherche d’un coin où la nuit était plus présente que la lumière. Pour ce soir, les villageois dormiront sur leurs deux oreilles.
La ruelle dans laquelle il finit par s’engager était dépourvu d’éclairage, mais elle était bouchée. Une personne se trouvait tout de même au bout. Qui était-elle ? Mave ne connaissait bien évidemment pas la réponse, mais elle était si insignifiante en ce moment, qu’il se dit que même blessé, elle ne ferait pas le poids.
Il s’approcha doucement, à pas de velours, le ploc irrégulier du sang échappé de sa plaie venant troubler la quiétude du lieu. C’était un petit être roulé au pied d’un mur, perdu au pays des songes, faible et vulnérable. Ses narines s’élargir, il huma l’air. C’était elle la proie qu’il avait senti.
Il l’avait filé depuis ce matin car la faim lui tiraillait le ventre. Et bien que ça lui fasse mal de le penser, s’il se retrouvait face à elle en cet instant, c’est parce qu’il avait besoin d’elle. En effet, la nuit ne venait seulement que de commencer, et elle serait bien longue jusqu’au retour du soleil. D’ici là, il ne répondait de rien quant à savoir s’il aurait réussi à se débarrasser du chasseur, ou s’il serait enfin accrocher à son mur en trophée.
Le loup s’approcha encore, son museau la touchait presque. Sa respiration haletante, fit voler les mèches de cheveux qui masquaient son visage, révélant sa jeunesse, et des yeux grand ouvert. Elle était réveillée, et au vu du tremblement de sa main tellement elle serrait son poignard, ça faisait un petit moment. Retenant son souffle, elle roula rapidement de côté, et se rétablissant sur ses pieds brandi son couteau. D’instinct, Mave recula, oreilles couchées et crocs visibles. L’enfant était faible, il n’avait qu’à souffler pour qu’elle tombe comme une brindille.
- « Qui êtes-vous ? » Finit-elle par demander avec une certaine assurance, brisant le silence ambiant, qui était vital pour tout le monde.
Cette question lui value le rire sarcastique de la bête. Ses yeux jaunes lui lancèrent un regard carnassier avant qu’il ne réponde à demi voix :
- « Tiens-tu réellement à entendre la réponse ? Es-tu sotte ? Je suis le Grand Méchant Loup, et si tu ne baisse pas d’un ton, je te croc comme un cornichon ! »
A ces mots, il tendit l’oreille mais ne discerna aucun son. Pour l’instant… Son attention passa ensuite du couteau qu’elle lui agitait sous le nez à la faux au sol. Il avait déjà de l’acier dans une patte, et ne comptait pas s’en reprendre dans la chair. D’un pas lent, il se rapprocha de la gamine, la regarda droit dans les yeux et posa sa patte blessé sur la main qui tenait le poignard. Il n’essaya même pas de la désarmer, il avait bien autre chose en tête.
- « Laisse dont ça tu vas blesser quelqu’un et rend toi utile. Le chasseur qui est derrière moi n’aime pas les loups certes, mais il n’apprécie pas non plus les âmes ne faisant pas partit du monde d’Alice. »
L’animal fit retomber sa patte qui le faisait souffrir dans cette position. Tout ce qu’il espérait en cet instant, c’est que la gamine du monde de l’autre côté du miroir ne soin pas une empotée, et surtout qu’elle puisse courir vite avec son arme. Car si pour son grand malheur le chasseur entrait à grand fracas dans le village, il se retrouvera avec tous les autochtones à dos armé de leur pique et de leur faux. Maudits paysans !


Dernière édition par Mave Wolf le Ven 25 Fév - 0:29, édité 1 fois
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Sighild Holmlund
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MessageSujet: Re: The Big Bad Wolf ? [PV Mave] Dim 16 Jan - 17:38

Sighild ne s'attendait pas le moins du monde à ce que la créature ne lui réponde, c'était plus une question que l'on pose sans attendre de réponse pour se rassurer ou bien juste pour gagner du temps. Le temps est toujours ce qui fait défaut dans de telles situations, il se joue d'eux tandis que la panique et la fébrilité le gaspille, oui le temps est bien la chose la plus puissante de ce monde. C'est celui qui s'écoule lentement lorsque l'ennuie vous prend, celui qui court lorsque l'on veut profiter de l'instant présente, et c'est aussi celui qui s'amuse à vous rapprocher de plus en plus du moment fatidique. Le temps ne connais pas de répits.
Quoi qu'il en soit elle lui répondit d'une voie plutôt étrange, elle était caverneuse, grondante, comme une voie humaine altérée et surtout étouffée. Le grand méchant loup, tiens donc. Elle eut un sourire ironique, elle faillit même éclater d'un rire nerveux, un rire incontrôlable qui sert bien plus à se débarrasser de la peur qu'à exprimer la joie. Elle se retint tout de même et laissa le silence occuper l'espace. Elle était surtout étonnée que le loup lui intime la discrétion, après tout il a la puissance, la vélocité, que pouvait-il donc craindre à part d'être craint ? Elle ne percevait pas vraiment de haine dans sa voie, ni trop d'agressivité, plutôt une sorte de supplication de désespoir de cause refoulé par la fierté. Si jamais il a l'intention de la tuer, il ne semble pas décider à la faire tout de suite, il semblait plutôt avoir besoin d'elle. Tout du moins elle ne le pensait pas assez idiot pour s'approcher d'elle par curiosité si ça n'était pas pour la manger. Malgré tout elle ne desserra pas sa prise rassurante sur le poignard et tenta surtout d'adopter une position qu'elle supposait plus apte au combat. Elle se campa sur ses jambes pour avoir la prise la plus ferme possible sur le sol, si jamais il la renverse elle ne pourrait plus se défendre, tout en positionnant son bras gauche à 45° devant elle, entre son visage et sa poitrine, prête à le sacrifier en cas d'attaque. Un petit coup d'œil vers la silhouette gisante de la faux à deux enjambées d'elle lui ôta immédiatement l'idée de pouvoir l'utiliser pour se défendre, elle résigna donc à compter sur le poignard de la trépassée et observa l'être qui se tenait devant elle. Après quelques efforts de mise au point, elle pût distinguer un loup au poil sombre et dense, ses yeux dorés semblaient emplit d'une sorte de voracité carnassière, de celle qu'on pouvait attendre d'un animal si souvent mystifié et tenue comme maléfique.
Il huma l'air un instant, c'était une action presque craintive, comme s'il voulait s'assurer que le danger était loin, et non fataliste comme lorsqu'il s'assure de la présence de sa proie et savoure sa peur. Puis il déposa sa patte sur la main de la jeune fille, elle tressaillit prête à la lui couper s'il esquissa le moindre mouvement menaçant. Elle sentit un humidité poisseuse qu'elle connaissait bien à présent : celle du sang. Il était blessé, loin de lui évoquer la pitié ou la compassion, cet état éleva plutôt en elle une sorte de dédain, lorsque l'on est ainsi blessé, fuir ne peut entrainer que la dépendance à une tierce personne ou bien une mort seulement repoussé à plus tard, et la dépendance est un cercle vicieux, autant mourir ou tuer plutôt que fuir. De plus rien n'est plus facile à retrouver qu'une proie blessée, elle distinguait une fine trainée luisante sous la lumière de l'astre lunaire, une piste sanglante. Sa première pensée fut qu'il n'était pas loin d'être un faible, une pensée témoignant d'autant plus de fierté qu'elle se sentit presque supérieur un instant.
Il continua d'une voie faible, lui demandant de ranger son arme comme si elle avait été un enfant risquant de se blesser avec une arme qu'il ne saurait pas maitriser, et avec un ton supérieur en plus, il la considérait vraiment comme une gamine. Cette pensée la révolta et elle ne bougea pas, restant sur sa position avec un air de défi. De toute façon ça n'était pas à lui de lui donner des ordres, il avait besoin d'elle et ne la tuerait sûrement pas, à supposer qu'il en soit capable. On sentait la douleur, la fatigue, et peut être même la faim peser sur lui, l'affaiblissant peu à peu. Il est vrai qu'elle aussi était affaiblit mais elle avait tout de même recouvré quelques forces après son court sommeil.
Au final elle pourrait tout aussi bien partir, le laisser à son sort désastreux, après tout s'il a été assez faible pour se mettre dans une situation pareille et l'est trop pour s'en sortir seul il ne mérite même pas son aide. Et de plus si ce fameux chasseur n'apprécie pas les gens du vrai monde (car cet endroit étrange ne peut-être qu'un pâle imitation des contes de fée agrémenté d'un semblant de réalité volé au vrai monde), c'est bien une raison de plus pour partir au plus vite et éviter les ennuis. Seulement une petite voie en elle protestait, non pas celle de la pitié ou même de la gentillesse, cherchez encore. Voilà vous y êtes, celle de l'intérêt. Si elle l'aide il aura une dette envers elle et pourra se rendre utile, oui très utile. Et après tout si ça n'est pas le cas (car elle avait un doute quant à la présence d'honneur chez les loups . . .) elle pourrait toujours se débarrasser de lui vu l'état présent où il était, mais valait mieux ne pas le laisser paraître. Il ne se méfiera pas d'une jeune fille compatissante . . .
Finalement elle soupira, elle allait devoir se trimballer un loup boiteux qui laisse une magnifique trainée de sang qui cri «Venez donc nous attraper !». Elle s'assit avec consternation et déchira une bande de tissus du bord de sa robe avec l'aide du couteau et commença à l'enrouler sans ménagement autour de la plaie du l'animal. Quitte à fuir avec lui, autant qu'il se continu pas à tracer le chemin à emprunter pour les retrouver . . . . Et puis ça ressemblait plus ou moins à un geste attentionné, enfin plus ou moins ouais. Elle se hâta à reprendre son arme en main, elle avait en effet (à son grand désarroi) dût la lâcher le temps de bander la patte de ce loup idiot qui avait réussit à se la faire transpercer, puis se releva rapidement avant de lui demander d'une voie basse (tout de même) un tantinet ironique et surtout dénuée d'une quelconque crainte :

- Et que comptes tu faire maintenant ?


À peine eut-elle parler qu'elle perçut un pas régulier résonnant sur le pavé, il était lointain, faible, mais bien présent et à voir les oreilles dressées du loup inconnu (parce qu'il est impoli en plus), ce n'était pas son esprit qui lui jouait des tours.
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Mave Wolf
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MessageSujet: Re: The Big Bad Wolf ? [PV Mave] Ven 25 Fév - 0:28

L’enfant restait de marbre tout en l’écoutant. Elle était d’un calme sans équivoque et le loup ne décelait aucune once de peur chez elle. La peur, les animaux savent la sentir mieux que personne. Tout comme la mort. Celle qui guette, qui vous souris, vous appelle, vous attend à chaque recoin des chemins. Cette fille était imprégnée de cette odeur de mort. Pas assez vieille pour indiquer qu’elle était en ce monde depuis très longtemps. C’est ainsi que Mave reconnaissait ceux qui n’appartenait pas au monde d’Alice, bien que la main noire plane sur toutes les terres du miroir.
Ces personnes-là le jeune homme les méprisait. Ils s’imaginaient que cette nouvelle vie était un jeu. Oui c’était un jeu, mais il en ignorait toutes les subtilités des règles, et la plupart n’en avait qu’ure. Ils se croyaient plus fort que tout.
La gamine semblait perdue dans ses pensées partagées entre deux décisions à prendre. Finalement elle sembla se résigné, consterné de montrer de la compassion ? Elle s’assit tout de même échappant un soupir non contenu et s’efforça de libérer son membre infortuné du projectile. Cette action le fit grogner, de douleur mais également d’un plaisir non réservé d’être débarrassé de cet objet encombrant. Se saisissant de son poignard, elle déchira le bas de sa robe afin de bander la plaie, non sans ménagement. Après tout, il fallait bien arrêter le sang, déjà que le piste jusqu’ici devait être belle, inutile d’en rajouter d’avantage.
Une fois la corvée accomplie, la gamine ne resta pas les mains vides très longtemps et se saisit de nouveau de son poignard, avant de se relever rapidement. Elle plongea sont regard dans le siens, avec une grande insolence et lui lança d’un ton empreint d’ironie :
- Et que comptes-tu faire maintenant ? Demanda-t-elle à demi-voix.
C’était une excellente question, mais la réponse ne lui plairait certainement pas à entendre. S’il la suivait depuis ce matin, ce n’était pour lui demander de l’aide – car il ne pouvait nullement prévoir l’attaque du chasseur – mais parce qu’il avait l’estomac dans les talons. Et ce regard qu’elle lui plantait avec tant d’instance faisait poindre en lui l’instinct sauvage. Ne savait-elle pas que l’on ne regarde jamais un loup droit dans les yeux ? Cela a déjà valu la mort à plus d’un, tant défit et de provocation dans un regard. La plupart des animaux sauvages ne le tolère pas.
Mais il ne pouvait pas se permettre de l’attaquer ici, sous les fenêtres des villageois endormit, pour l’instant encore.
Or il n’eut pas le temps de se perdre plus en réflexion, même courte, car dans l’interrogation du cornichon ambulant se fit entendre le pas lourd et régulier de botte sur le parvis. Enfer et damnation, s’il ne sortait pas immédiatement d’ici, il serait pris au piège ! Le front bas et les oreilles dressés, il jeta un regard froid à son interlocutrice mais ne lui livra guère de réponse. En temps voulu, il avisera.
A peine eut-il le temps d’esquisser les premier pas vers la sortie de l’impasse, que deux « poc » résonnèrent à son embouchure. Mave avait mal évalué la distance qui le séparait de leur cachette, en maintenant les voilà piégé. L’animal se maudit de n’avoir réussi à s’en sortir seul au moment où il vit, de nouveau, la pointe de la flèche briller à la lueur de la lune dans sa direction.
L’homme ne semblait pas s’être pressé, mais sous ses yeux se dessinait des cernes noires, et ses traits étaient tendu par la fatigue, comme si cela faisait des années qu’il le poursuivait sans relâche, sans dormir une seule fois.
- « Je te tiens sale bête. Tu ne t’enfuiras pas, cette fois tu vas mourir. Payé pour ce que tu as fait à Camille ! »
Les yeux du loup lancèrent des éclairs. Son dos s’arqua, les poils dressé le long de sa colonne. Sa queue battait l’air en signe de colère et les babines se soulevèrent sur des crocs blancs. Comment aurait-il pu tuer si froidement la seule amie qu’il n’ait jamais eut ? Sa meilleure amie, sa sœur ! Pour la venger, il avait tué son propre sang, la seule famille qui lui restait. Pendant une année, il n’en avait pas trouvé le sommeil. Et aujourd’hui encore il s’en réveillait en cri et en sueur au milieu de la nuit.
Cet homme était l’oncle de Camille, et comme le père de Mave, il n’avait jamais approuvé leur amitié, jamais il ne lui avait fait confiance. Dans l’ensemble, il lui ressemblait, à ce défunt homme, mais en certainement moins extrême.
- « Je ne lui ait pas donné la mort ! » Siffla-t-il, tandis que la moutarde lui montait au nez.
- « Un innocent ne s’enfuit pas ! » Cracha l’homme.
- « Un innocent ne se laisse pas tuer avant d’avoir prouvé qu’il l’était. » Renchérit la bête.
Ils se trouvaient dans une impasse, et c’était vraiment on ne peut plus le cas de le dire. Aucun des deux ne cèderait dans ce duel interminable. Mais le garçon était coincé. S’il décochait, il ne pourrait pas l’éviter, le petit cornichon pourrait se prendre le projectile. Et ils avaient déjà assez bien à faire avec un loup éclopé ! Alors qu’aucune issue ne se profilait à l’horizon, une idée traversa l’esprit de l’animal. Il ne savait pourquoi, mais il pensa au joueur de flute. Ce garçon qu’il ne connaissait que de vue, et qu’il avait toujours jugé insupportable, faisant valoir sa présence de façon assez bruyante. Levant les yeux, il remarqua des fenêtres perçant sur la façade. Hautes certes, mais il y en avait. Espérons qu’il y ait une chambre de l’autre côté. Les villageois allaient certainement lui être plus utiles qu’il ne l’avait imaginé. Une diversion, c’est ce qu’il lui fallait. Il tourna la tête vers la gamine et consentit enfin à répondre à sa question.
- « Quand je dirais cours, tu cours ! Voilà ce que je ce que je compte faire, et je ne t’attendrais pas. » Dit-il à mi mot.
Reportant son attention vers le chasseur, il parla sans mesurer ses mots, ni la force de son ton. L’avantage d’être le Grand Méchant Loup, c’est que l’on pouvait parler comme un homme, à moins que quelqu’un ne le voit, on penserait plus à un homme ivre qu’à un loup.
- « Et ben, qu’est-ce t’attend ? Tu tires ou tu pointe Marcel ? Parce que l’a tu bouche l’entrée ! » Beugla-t-il d’une voix tonitruante.
L’homme lui jeta un regard d’incompréhension et parut déstabilisé. Qu’est-ce que cet imbécile de Loup faisait ?
- « Qu’est-ce que tu fais idiot ? » Siffla-t-il. « Ce n’est pas dans ton intérêt de réveiller tout le village ! »
Pour toute réponse, il reçut un regard narquois.
- « Un Loup ne meurt pas en silence mon bon ami. » Répondit-il tout bas avant de reprendre de plus belle. « Boire un petit coup c’est agrééééééééééééableuh ! Boiiiire un petit coup c’est nouuuuuuuuuuuuuuuuuuuus ! Tu veux un coup Marcel ? Ou tirer un coup ?! » Entonna-t-il.
Dans la maison d’en face, une lumière commençait à s’allumer. Le chasseur perdit patience et lâcha sa flèche, qui siffla non loin du métatarse de l’animal, qui fit un léger écart pour l’éviter.
- « Lou-per ! »
- « Vas-tu te taire ! » Crache-t-il entre ses mâchoires serré à s’en briser les dents.
- « Non je ne me tairais pas ! Parce que ce soir j’ai envie de me casser la voiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiix ! » Renchérit Mave, partant dans des aigues qu’il lui était impossible d’atteindre.
L’oncle de Camille ré encocha une flèche. Avait-il réellement la volonté de l’abattre ainsi de sang froid ? Il était un excellent chasseur, et surtout le meilleur archer qu’il n’avait jamais rencontré. Alors qu’attendait-il pour lui donner le coup décisif ?
Mais sa trop longue hésitation lui fera bientôt perdre sa proie, de nouveau. Au-dessus d’eux, une lueur parut à la fenêtre qui ne tarda pas à s’ouvrir. La tête d’une femme de fort désagréable humeur parut.
- « Va donc beugler sous d’autre fenêtre pochtron ! »
Un sceau apparut sur le rebord et son contenue fut largué sur le premier venu. C’était maintenant ou jamais. L’homme tourna la tête vers la fenêtre au moment où elle s’ouvrit, il ne lui fallut qu’une seule seconde d’inattention. Le loup s’élança d’un bond et chantonna :
- « Il court, il court le furet, le furet du bois jolie ! »
Espérant qu’elle est compris le signal, il atterrit, patte en avant sur les épaules du chasseur, qui bascula en arrière sous le poids et l’élan de l’animal. Son dos rencontra le sol, lui coupant le souffle. La flèche partit en l’air, mais elle ne fit qu’érafler le flanc de Mave, lui arrachant une touffe de poil. Sans y prêter plus d’attention que s’il s’était agi d’une poussière sur sa chaussure - ce qui ne risquait pas vraiment d’arriver, pour le simple fait, qu’il ne portait jamais de chaussures ! – il n’attendit pas que son adversaire, sonné, reprenne ses esprits et ne parvienne à le maitriser, pour bondir de nouveau et s’élancer hors de l’impasse. Déjà, de nombreuse fenêtre c’étaient allumé et des têtes passaient dehors afin de localiser la source de tout ce bouquant. Mais tout ce qu’ils purent apercevoir, fut une flèche noir filant vers les bois.
Avec cette montée d’adrénaline nouvelle, l’animal ne sentait plus du tout la douleur de sa patte. Il remprunta le sentier et finit par s’enfoncer dans les ténèbres profondes de la forêt. Il lui fallait semer son poursuivant ! A moins qu’avec un peu de chance, il ne se soit fait coincer par les villageois pour l’auteur de ce tapage nocturne !
Après tout, il s’en fichait pas mal. Pour l’heure, cela pourrait peut-être sembler stupide, mais il pistait sa propre trace, afin de pourvoir retrouver où il avait bien put larguer ses vêtements. Il faudrait bien qu’il les retrouve avant le lever du jour. Tout ce qu’il espérait, c’est qu’il ne les avait pas laissées chez lui. La Green Moutain n’était pas vraiment la porte à côté et avec « sa nouvelle amie» , le petit cornichon - si elle l’avait suivit - il ne pouvait se permettre de paraitre devant elle dans le plus simple appareil ! Un peu de tenu que diantre !



[HRP] Je suis vraiment impardonnable, je me suis complètement laissé débordé, et je vois vraiment pas le temps passer. Besoin de vacances ^^ [/HRP]
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Sighild Holmlund
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MessageSujet: Re: The Big Bad Wolf ? [PV Mave] Ven 25 Fév - 19:34

Le chasseur ne s'était pas vraiment pressé mais n'avait pas tardé à apparaitre à l'entrée de l'impasse, à vrai dire c'était plutôt sa silhouette qui était apparue, car tout ce que pût distinguer Sighild fut la vague forme d'un homme en contre-jour avec la faible lueur orangée qui émanait toujours de la bougie mourante du réverbère de la rue principale. Quoi qu'il en soit l'homme bandait déjà son arc prêt à tirer, même s'il devait avoir traverser tout le village ainsi sur le qui vive, ses bras ne tremblaient pas et ses muscles tendus ne faiblissait pas. S'il était assez débile pour suivre un loup dans un village, il semblait au moins avoir le mérite de connaitre son arme et de savoir s'en servir.
L'homme s'avéra totalement focaliser sur le loup, il n'était pas un simple chasseur jugeant bon d'éradiquer tout les loups de cette terre, il était surtout un homme qui avait des comptes à rendre avec ce loup -chose plutôt ridicule à vrai dire- car ils doivent bien se connaitre depuis un bout de temps. Quoi qu'il en soit il n'avait même pas vu la jeune Norvégienne et continuer de tergiverser sur une victime du "Grand méchant loup", sujet qui rendit ce dernier plutôt loquace. Profitant de cet avantage certain elle ne bougea pas et se camoufla dans son silence comme l'ombre l'avait fait jusque là et commença à réfléchir. Puisque le loup n'avait pas daigner lui faire part de la moindre stratégie, ce serait à elle de s'occuper de l'autre imbécile qui ruminait sa haine comme si elle pouvait ramener la cruche-qui-s'est-laissé-bouffée (elle n'avait guère prêter attention au nom de l'idiote). Le plan serait simple, elle n'aurait qu'à courir vers le prétendu chasseur en le remerciant de l'avoir soi-disant sauver du loup, et l'aurait poignardé en toute innocence après avoir feint de se réfugier derrière lui. Il semblait tellement persuader de la nature mauvaise de l'animal qu'il ne lui aurait même pas prêté attention, et le problème aurait été réglé en toute simplicité et rapidement en plus. Après tout quoi de plus simple que d'éliminer le problème plutôt que le contourner ? Tuer est la solution tout simplement.
Mais le loup en a voulut autrement, il avait opter pour le plan le plus stupide qui soit : courir. Mais bien sûr ! Si cette solution avait été si géniale il ne serait pas dans cette situation et puis elle ne pense pas qu'il ai besoin de qui que ce soit pour courir puisqu'il l'avait si bien fait pour arriver jusqu'ici . . . Un sourire dédaigneux naquit sur les lèvres de la jeune fille et elle se pencha en silence pour ramasser sa faux, même s'ils couraient pourquoi ne pas le tuer quand même ? Elle saisit le manche et le tira vers elle lentement tout en tentant de faire le moins de bruit possible; par chance le faible crissement du métal sur les pavés fut couvert par les vocifération du loup qui hurlait comme un ivrogne.
Bon même si le plan semblait bien peu efficace la distraction elle n'était pas trop mal pensée, les villageois mécontents eurent vite fait de protester à grand éclats de voie et le chasseur sembla déstabiliser, même sa haine ne lui donnait pas le courage d'achever le loup à sa merci, proprement pathétique.
C'est à l'intervention d'une femme particulièrement hargneuse que le loup se ramassa sur lui même pour bondir, il cria une dernière chose mais la jeune fille n'y prêta aucune attention elle détala sans attendre et entrevit du coin de l'œil une masse noir décrire une courbe gracieuse avant de faire s'effondrer l'homme qui n'avait même pas tirer sur cet animal bondissant, non il s'affaissa tout simplement par terre comme un demeuré alors que le choc lui coupait la souffle sans même ralentir elle les dépassa et continua sa course dans la rue, elle ne pensait même plus à la fatigue sensée accablé ses jambes et courait à longues enjambées. L'autre la rattrapa rapidement et se retrouva devant elle en quelques foulées sans même semblé l'avoir remarquée.
Bien que le loup courait bien vite Sighild réussit à tenir la distance . . . un certain temps diront nous. Car elle ne pensait plus au temps qui filait, elle courait droit devant, fixant le sol au plus près de ses pieds pour se donner une impression de vitesse suffisante pour qu'elle continue de se laissée portée par les foulées automatiques sans réfléchir à la douleur. À vrai dire elle fut tentée plusieurs fois de s'arrêter mais avait tenu du mieux qu'elle pouvait et après une difficulté croissante à gardée le rythme elle avait ressentit comme une libération et la brume avait emplit son esprit et la périphérie de son champ de vision, elle se sentit légère et reposée, comme si chaque pas ne consommait même plus la moindre énergie. La fatigue avait été repoussée au fin fond de sa conscience. Bien que la période de temps qui suivit ne fut pour elle que le souvenir du martèlement de ses pieds, il est évident qu'elle ne se serait jamais crut capable de courir ainsi, en fait c'était tout à fait possible. Si elle avait eut le moindre lambeau de conscience utilisable elle aurait fait l'analogie avec ces coureurs qui courent prés de 100 km, en réalité si la personne a assez de volonté pour continuer de courir même une fois ses limites atteintes son corps n'a d'autre choix que celui de libérer certaines hormones qui droguent tout bonnement le coureur. Pour résumer, les 20 derniers km sont les plus faciles à faire. Et c'est totalement perdue dans la brume qu'elle finit par courir, suivant instinctivement le chemin.
Après une période que lui sembla incalculable elle entraperçut du coin de l'œil une masse noir sur le bord du chemin, l'information se fraya un chemin dans le flou de son esprit et elle reconnut avec difficulté l'autre imbécile de loup, il s'était arrêté sur le côté et la regarda passer. Il lui fallut quelques secondes pour se rendre compte qu'il était temps de s'arrêter, elle ne savait pas combien de temps ni jusqu'où elle avait courut mais elle réussit à s'arrêter. Seulement emportée dans son élan elle était déjà à une dizaine de mètre du loup, si bien qu'elle revint sur ses pas en trottinant avec peu de conviction.
À peine arrivée aux côtés de l'autre elle sentit l'impression de flottement se dissipée et bientôt toute la fatigue qu'elle aurait dût accumulée la rattrapa et elle s'effondra dans l'herbe juste aux pieds - ou plutôt aux pattes . . . - d'un loup essoufflé serrant toujours son poignard d'une main et la faux de l'autre.


[HRP]T'inquiète pas, si j'ai bien compris tu est en prépa non ? Je suis allé à des portes ouvertes pour une prépa BCPST et ils se sont tous mit d'accord : la prépa c'est une masse phénoménale de travail, pauvre petit je te comprend u.u (enfin je crois ^^)[/HRP]
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The Big Bad Wolf ? [PV Mave]

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