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Le Do perdu ...

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Ludwig Ratstaker
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MessageSujet: Le Do perdu ... Mer 21 Avr - 20:59

Ré, Sol, Sol, Ré, La, Mi, Ré …

Deux ou trois rats le suivirent dans une ruelle sombre et étroite. Il se pencha et posa sa main devant l'un d'entre eux. Celui ci le regarda, et grimpa le long de son bras pour se retrouver sur son épaule.

La nuit était tombée depuis un petit moment, Ludwig osait à peine respirer dans ce village tout gris, de peur que la cendre vienne s'infiltrer dans ses poumons …
Il rangea sa flûte dans sa longue chaussure, pour saisir son rat, et lui susurrer :


-Dit moi, où est elle, cette demoiselle ?

Il posa le rongeur par terre, la pauvre bête s'en fut en courant. Alors, notre jeune ami le suivit, ainsi, sans doute persuadé que l'animal avait comprit sa question. Il courait dans des rues de plus en plus tortueuses, ses pas précipités et son souffle court se répercutaient en échos contre les parois des maisons grises et constituaient les seuls bruits présents dans le village.

Lorsqu'il fini par se rendre compte que ce rat ne le mènerait nulle part, il s'arrêta, essoufflé, et posa ses mains sur ses genou, une méchante pointe de coté le titillait. Il esquissa une grimace lorsqu'il se redressa. Il regarda autour de lui, ça ne lui disait rien cet endroit, c'était la première fois qu'il visitait pareil endroit. Il esquissa un pas de danse et manqua de se rétamer dans une flaque, sur quoi il partit à rire. Une fenêtre s'ouvrit, un murmure se fit entendre :

-Hé vous !

Ludwig leva les yeux, une vieille bonne femme avait passé sa tête à travers une minuscule lucarne.

-Ça va pas bien de rire comme ça ! Chuchota la Vieille.

Le flûtiste fronça légèrement les sourcils, puis sourit à nouveau.


-Si, madame, si je ris, c'est que je vais bien vous savez !

-Shuuuuuuut ! Faites vos âneries en silence !

Sur quoi elle ferma violemment son carreau. Ludwig haussa les sourcils, les habitants étaient encore plus étranges que le village lui même. Comment Carry se trouverait dans pareil endroit ? Pourtant d'après les indications qu'il avait reçus, elle était la c'était certain. Il jeta un coup d'œil à la fenêtre, il porta ses main à sa bouche pour faire haut parleur :

-CARRYYYYY !

Le «iiii» termina par un étranglement dû, certainement, au seau d'eau glacée qu'il reçu sur la tête, et qui venait de la dame de tout à l'heure. Lorsqu'il réussi à expectorer l'eau qu'il avait avalé, il se mit hurler en direction de la fenêtre.

-Espèce de grosse dinde ! Vielle folle ! Épouvantail de supérette !…

La porte de la maison de la Vieille s'ouvrit, Ludwig remonta ses manche, non mais un seau, elle allait voir … peut être pas en fait. Un espèce mastodonte était sortit de cette même porte et s'avançait à grand pas vers le flûtiste, qui reculait à mesure. Lorsque le gorille arriva à sa hauteur, Ludwig était encore plus pâle que d'habitude (si c'est possible) et bafouillait :

-Bonsoir … je … vous prie de m'...

Il n'eut malheureusement pas le temps de finir, un énorme point s'abattit brutalement sur son visage, il fut directement au tapis et ne chercha pas un instant à se relever, non, si c'était pour se battre avec Mr quatre-vingt quinze kilos de muscles, non merci, lui et ses 6O kilos tout mouillé (c'était d'ailleurs le cas) allait rester bien gentiment par terre.

-Maintenant tu te tais !

Et il reparti en claquant la porte de chez lui. Ludwig se releva précautionneusement, il était trempé jusqu'aux os à cause du seau et la lèvre salement amoché et en sang. Il poussa un soupir et s'en fut en courant loin de cette rue, mais en traversant les autres rues, il s'aperçut qu'elles étaient quasiment toutes identiques. Il continua malgré tout à courir, en claquant des dents, le vents froid s'infiltrait partout dans ses vêtements mouillés.

Il finit enfin par arriver sur ce qui devait être le boulevard principale, si si, il y avait un carrefour, il marcha un moment dans la rue principale et trouva un endroit qui semblait être animé, si si, il y avait de la lumière, une pancarte suspendue, qui grinçait en se balançant d'avant en arrière, indiquait «Chez Raymond le Gris». Il entra.

Il faisait déjà un peu meilleur chez Raymond que dehors, il devait avoir l'air comique, trempé avec sa lèvre en sang. Mais bref, il alla s'accouder au comptoir, et héla le patron :


-Hé Raymond !

Un gros bonhomme bedonnant s'avança vers lui.


-Qu'est ce que j'te sert mon gars ?


-Un truc chaud s'il vous plait.

Et Raymond de se retourner vers ses tasses. Ludwig jeta un coup d'œil circulaire à la pièce enfumée. Soudain il aperçut la demoiselle qu'il cherchait, un sourire au lèvre, il se retourna vers le bar.

-Hé Raymond, tu pourras aller servir de ma part la boisson la plus grise que tu as en stock à la demoiselle toute seule là bas, s'il te plait.

-C'est pas de refus, mon jeune ami, mais avec la boisson la plus grise du stock, je suis pas sûr que tu la mettras dans ton lit !

Ludwig eut un petit rire, la mettre dans son lit, quel drôle d'idée !

-Ah non ?

-Et non, s'il n'y avait rien à boire, je suis presque sûr que cette demoiselle boirait du vitriol !

-Je le sais bien ! C'est juste pour qu'elle vienne me rejoindre.

Raymond partit à la table de Carry avec un verre remplit d'une substance grisâtre. Advienne que pourra.
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Mer 21 Avr - 22:09

J'ai regardé le barman s'approcher. Plutôt grand, plutôt gros, plutôt chauve, en d'autres termes, plutôt pas le genre de gars avec qui j'aimais papoté. Je l'ai suivi des yeux, et il m'a lancé un regard bizarre. Gourmand, pervers, sadique. Vraiment un sourire pas agréable du tout. J'ai failli lui demander ce qu'il venait foutre avec moi, avec le ton et le regard qui allaient avec, ne vous en faites pas, mais je me suis ravisée. J'ai serré les dents. Et quand il s'est rapproché de moi, je me suis reculée, jusqu'à ce que mon dos touche l'assise. Il a posé le verre. J'ai regardé. J'ai fait une moue bizarre devant la mixture (si mixture c'était...), puis j'ai relevé la tête vers le gars. J'ai levé le menton pour désigner la boisson.

- Euh... C'est quoi?

Il m'a fait un sourire encore plus strange, et je saurais même pas comment vous le décrire. C'était "malsain". Je me sentais violée. Mais seulement du regard. Il s'est appuyé sur ma table (et mes côtés germaphobes ont gémi d'horreur) et je me suis reculée tout au fond en tissus de mon siège. Et pusi il s'est reculé, retourné et est retourné au bar. Je l'ai suivi des yeux. Ah, bah oui, forcément. J'aurais reconnu cette tignasse noire mal foutue entre toutes. Lud'. Un crétin que je tolérais dans mon espace vital. Alors il était pas si crétin que ça... Mais putain, qu'est-ce que je raconte moi?! C'était le plus gros crétin hermaphrodite que je connaissais. Mais tout comme ma ceinture, je préférais avoir uen calamité dans la poche plutôt que dans le dos.

J'ai pris mon verre. Je me suis levée. Je suis allée jusqu'à lui. Je lui ai tapotté sur l'épaule, mais sur celle opposée de l'à où j'étais. Et puis sans attendre qu'il se retourne, je lui ai versé mon verre sur le crâne. Peut-être que ça le déciderait à se couper les tifs... Jespèrais que c'était de l'acide... Enfin, non, ça m'aurait quand même fait de la peine de l'abimer. Je commençais à m'habituer à ces choses étranges. Qui venaient de lui, je veux dire. Et puis son addiction pour les... Hum, appetissant. Rats... Mes côtés germaphobes me donnaient vraiment envie de lui foutre le feu. Par réflexe, j'ai sorti mon briquet. Je l'ai regardé, secoué la tête, et puis je l'ai rangé.

Je me suis assise à côté de lui, et j'ai fait signe au serveur/gérant de me laver mon verre de m'y mettre du jus, de myrtille. Sans le regarder, j'ai demandé à mon vieux partenaire...

- Et donc, crétin?

C'était pas méchant, c'était juste qu'une petite voix dans ma tête me disait toujours d'appeler les autres "crétin(e)s"/"abruti(e)s"... Il devait avoir l'habitude. Et puis au pire, j'm'en tapais. Mon verr e est arrivé, plein d'un liquide qui m'était déjà bien plus familier. J'ai levé mon verre, fait un signe au patron, et j'ai trempé mes lèvres dedans. Pendant un moment, j'ai eu peur qu'il n'y ait du poison, ou qu'il s'agisse d'autre chose, mais finalement, ce fut du jus. Le patron, voyant mon air, est revenu à la charge.

- Alors, mademoiselle? a-t-il demandé.

Il avait bien articulé chaque syllabe, y mettant tout le mépris de la planètes... Euh, mais étions-nous vraiment sur une planète? Oh et puis zut. J'ai opiné du chef, puis reposé mon verre sur la table. Vide. Il l'a pris. L'a rincé, et m'a fait un signe de tête - et bah qu'est-ce qu'on communiquait par signes ici ! - pour savoir si j'en voulais un autre. J'ai souri, un sourire mesquin, et j'espérais que Ludwig le verrait.

- Oh, allez-y, c'est lui qui paie.

Je l'ai désigné du pouce. Puis je me suis tournée vers l'intéressé, que je regardais avec mon air le plus sérieux (en contraste avec juste avant) et le plus haineux que j'avais en réserve...
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Ludwig Ratstaker
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Mer 21 Avr - 23:34

Toujours souriant à l'avance en imaginant la tête qu'allait faire Carry en voyant l'eau grise qu'il lui avait envoyée, lorsqu'on lui tapota l'épaule, il tourna logiquement la tête du coté où on la lui tapait … et ce qui devait arriver ... arriva.

-Ah putain !

Il toucha ses cheveux, le liquide gris collant il l'avait désormais sur la tête, merci Carry. Alors qu'il tripotait la substance dans ses cheveux, il se mit à rire.

-C'est pas vrai Carry, j'ai l'impression qu'il a des trucs qui bougent dans les grumeaux !

Il courut jusqu'au sanitaire et se passa la tête sous l'eau rapidement, et revint en courant, dans ce bar ou il y avait si peu de mouvement il fit sensation ! Au moins trois grand père l'avait regardé courir ! Et Carry … et bien elle restait la même. Elle se fit servir un jus de myrtille sur son compte ... Allez-y, c'est cadeau ! De toute façon, il n'y avait pas grand chose qu'elle ne pouvait pas se permettre avec lui.

-Et donc, crétin ?

Crétin, ça ne le choquait même plus, ça devenait même presque comme si elle l'appelait «choupinou» ou «bisounours» … enfin bref.

-Oui, donc, tu ne me croira que si je te le dit : j'ai perdu le Do !

Croyez vous que ça l'aurait choqué autant que Ludwig, noooon, elle se faisait une petite discussion silencieuse avec le Raymond. C'était comme ça Carry était là et Ludwig subissait … tiens elle souriait, oui, oui c'est ça moque toi, petite fille.

-Oh, allez-y, c'est lui qui paie.

Ben oui, allons gaiement c'est l'autre andouille qui paie, non mais c'était incroyable ça ! Mais est ce qu'il se serait défendu ? Nooon, il était bien trop futé pour faire un commentaire quel qu'il soit, il tenait à sa peau, et il n'était pas maso non plus, les conditions n'étaient donc pas réunis pour faire de lui un provocateur de Carry. Donc faute de pouvoir agresser Carry, il s'en prit au patron :

-Merci, ça ira vous pouvez nous laisser Raymond.

Il insista bien sur les deux dernières syllabes, pour souligner la vieillesse de ce prénom de l'ancien temps. Raymond partit en grognant, dans l'arrière-cuisine. Lorsque Ludwig se retourna, Carry le fixait d'un air mauvais.

-Oui donc je te disais que j'ai perdu mon Do.

Il prit une gorgée dans le verre de sa compagne, et alluma une cigarette. Il tira rapidement dessus, tellement il était pressé de s'expliquer.

-Ça veut dire que quand j'essaie de jouer la note Do sur ma flûte elle ne sort pas, quand je chante une chanson où il y un Do je saute la syllabe et tout ça sans le vouloir ! Et même regarde !

Il saisit un sous-verre, le retourna et sortit de sa poche un stylo, il se mit à tracer cinq lignes quasi parfaitement parallèle, une clé de sol, les deux 4, une mesure de silence, quatre noires : Ré, deux Sol, Ré ; deux blanches : Mi, La ; encore Ré en noire, un demi-soupire et …

-La, tu vois, la ligne du Do … vide, alors que j'ai tenté d'en faire trois !

Ludwig ne savait même plus si elle y entendait quelque chose en partition, et il s'en fichait, c'était carrément désespérant, les rats devenaient tarés quand ils entendaient sa mélodie envoutante sans Do. Il fallait qu'il lui dise pour ça aussi, tiens.

-Et il se passe aussi des choses bizarres avec mes rats, le Do c'est un repère dans une mélodie de flûte ! Et je ne sais pas ce que ça donnerait sur les gosses mais …

Il tira un grosse bouffée sur sa clope, bascula la tête en arrière et recracha sa fumée les yeux fermés. Lorsqu'il rouvrit les yeux il posa son coude sur le bar et posa sa tête dans sa main. Il se mit à fixer Carry d'un air désespéré, avec ses yeux verts tout luisants, et ses cheveux mouillé qui tombait devant. Un vrai cocker !
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Jeu 22 Avr - 7:35

Et alors? fus-je (oui, fus-je) tentée de répondre. Mais je me suis retenue. En fait, je me suis tellement retenue à la dernière seconde, que j'ai dû étouffer le son avec un baillement. Je me demandais ce qui serait vraiment le plus vexant pour lui... Mon baillement, ou ma réplique. Oh et puis non, j'm'en fichais, j'allais pas non plus le prendre par la main le petit. Et puis il a tapé dans mon verre. Là, je rigolais plus : il voulait la guerre. J'ai froncé légèrement les sourcils. Pas assez pour que ce soit visible, mais tout de même un peu. La différence était minimale, mais il la verrait bien assez tôt.

J'avais appris ça avec mon psy. A défaut d'arriver à changer pour les autres, il fallait juste que je fasse un petit effort pour ressembler un tout petit peu plus à ce que la société exigeait. Le problème, c'est que j'avais étudié en détail (et j'avais cru aller me foutre le feu plusieurs fois) la société du monde du miroir et que je ne voulais pas le refaire une seconde fois. Probablement que j'avais la flemme, ou un manque de courage, ou juste envie de vivre. En tout cas, lui, là, s'il continuait de boire dans mon verre, il allait le sentir passer. J'avais cru comprendre que le meilleur moyen de tuer un homme était de lui foutre le feu, aux cheveux. L'avantage c'était qu'ils les avaient souvent courts, et que ça prenait plus vite.

Il a reposé mon verre, et je l'ai écarté de lui. Résultat, mon verre était pratiquement devant mon voisin de table. Mais au moins, je ne serais pas obligée de me taper la bave d'un type qui me hérissait le poil (mais qui m'était quand même bien pratique). Mais il a continué à postuler pour le type le plus ennuyeux de le planète en me parlant de son Dos, euh non, Do. J'ai fait semblant que c'était intéressant, mais je m'en tapais complètement. Et justement, quand il eut fini de me parler de ses rats :

- Amusant. Si ton but c'était de me donner une raison d'en finir, je crois que c'est fait...

J'ai pris un ton compatissant pour le premier mot, et puis ma voix naturelle pour la deuxième phrase. J'aimais bien le cynisme. Les autres, déjà un peu moins que moi.
Je me suis tournée vers mon verre, que j'ai pris, parce que je voyais que mon autre voisin de table lorgnait bien dessus - ou alors il avait un oeil qui louchait, ce qui était parfaitement probable aussi, et à cette pensée, j'ai fait la grimace - et je l'ai gardé bien protégé dans mes bras, vers mon buste. Un peu comme un bébé.

À cette pensée, je m'en suis débarrassée très vite. J'aime pas les gosses, je suis contre la reproduction de l'espèce humaine. Ils m'ont fait moi, alors il faudrait peut-être qu'ils arrêtent de le faire... J'ai songé à le boire d'une traite, pour ne plus avoir à m'en préoccuper, mais la pensée m'a écoeurée. Etait-ce parce que Ludwig avait mis de la bave partout, parce que je n'avais plus soif, parce qu'il (le jus) était trop sucré, ou parce que même pour moi c'était trop hard core de boire ses bébés... J'en savais rien, mais je l'ai posé, une main en l'air, et si jamais il essayait de me le piquer, je lui choperais la main et lui arracherais le poignet.

Mais il avait l'air d'insister et je savais que si je ne montrais pas un minimum de compassion il allait me faire sincèrement chier.

- Et qu'est-ce que tu attends de moi?

Pause. Mode compatissant off (faut pas abuser) / mode cynique on.

- Parce que si tu voulais un câlin, il fallait pas renvoyer "Raymond" en cuisine.

Je ne pouvais pas m'en empêcher, c'était comme ça, dans ma nature. J'espérais qu'avec le temps il aurait appris à lire entre les lignes et qu'il saurait que je ne me montrais cynique que parce que je ne supportais pas moi-même d'être agréable. En plus je faisais pas mal d'efforts, à une époque, j'essayais même pas de me renseigner, j'étais cynique directement. Au moins j'allais voir si c'était un crétin ou non rapidement (même si j'avais déjà ma petite idée sur ce type...).
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Ludwig Ratstaker
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Jeu 22 Avr - 16:04

Le problème, c'était qu'elle s'en foutait royalement, ce n'était pas réellement un problème puisque Ludwig s'en doutait un peu. Il la regardait avec des yeux vide à présent, oui elle avait raison qu'est ce qu'il voulait qu'elle y fasse ? Surtout comment allait-elle l'aider ? Le tout était de retrouver son Do.

Le tout était d'abord de répondre à l'ironie dont elle faisait preuve, pas que ça gênait plus que ça le flutiste, après tout il connaissait à peu près l'animal, quoique avec elle on était jamais vraiment certain de savoir ce qu'il en retournait, non c'était juste histoire de dire qu'il se remuait un minimum pour ne pas se faire prendre pour un blaireau. Mais bon, dans le fond il savait à en gros l'opinion qu'elle avait de lui, et il s'en fichait un peu, beaucoup de monde avait la même qu'elle alors une de plus, une de moins …


-Et bien, je n'ai pas vraiment envie d'un câlin, et Raymond n'est pas vraiment mon genre, mais je crois qu'on me l'a volé.

Eh bien oui, on lui avait surement volé, il tira sur se cigarette à nouveau, en prenant bien soin de ne pas renvoyer la fumer vers elle. Oui parce qu'elle semblait avoir un soucis avec son verre, et Ludwig soupçonnait fortement que ce devait être à cause de lui, tantôt elle l'écartait de lui, tantôt elle le serrait contre elle, il se demandait si elle n'allait pas finir par l'exploser contre le mur. Mais toujours était-il qu'il fallait qu'il le retrouve. Il appela Raymond.

-Attend …

C'était à elle qu'il parlait. Il monta sur le comptoir, et se mit à jouer cette mélodie sinistre et entêtante, peu à peu les gens sortaient de la taverne, certains en titubant, d'autres comme des zombies, et Raymond, une fois sortit ferma la porte derrière lui. Lorsque la pièce fut déserte il se rassied, les oreilles indiscrètes étaient malvenues face au genre de propos qu'il allait tenir, et les regarda de nouveau, ses deux marres bleues vifs qui vous piquaient les yeux quand vous étiez trop longtemps dedans.

-C'est que je pense que les gens de ce village ont un problème avec le bruit et … peut être qu'une espèce de sorcière vaudou ou je ne sais quoi, me l'aurait pris, le problème c'est que …

Ben oui c'était ça le problème, il ne tuait personne sans raison et ne torturait pas non plus les gens par plaisir. Donc ce qu'il lui fallait c'était quelqu'un qui n'avait pas peur de se salir les mains, et il avait la sombre impression qu'il avait ce quelqu'un sous les yeux. Bah oui, elle hésiterait certainement pas à l'appeler, lui, si elle avait besoin de se débarrassez d'une colonie de vacance, donc pourquoi pas, ne serait-ce que lui demander, et puis elle avait l'air tendu en ce moment (pas plus, ni moins que d'habitude vous me direz) ça la détendrait.

-C'est que j'aimerai bien les interroger sur ce qu'ils savent mais … j'ai jamais été très persuasif.

C'était donc dit, ou du moins fortement sous entendu, mais comme elle était loin d'être idiote elle aura vite compris qu'il avait besoin de ses services de son aide. Il tira sur sa cigarette, presque terminée, en se demandant ce qu'elle allait dire, en s'attendant au pire, puis ensuite en se demandant si le pire serait qu'elle refuse ou qu'elle accepte … .
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Jeu 22 Avr - 16:31

Il me prenait pour une psychopathe ou quoi?! C'était quand même mal me connaître. Mais tant pis. J'ai soupiré, un long moment. Il me blasait. Oser me demander mes services, à moi... J'étais menuisières, pas tueuse en série. Pauvre naze. Je lui ai donc jeté un regard haineux, et méprisant aussi, un peu, mais c'était pas méchant, juste horriblement détâché et insolent. Et pourquoi s'était-il senti obligé de faire fuir la populace?... Maintenant les villageois allaient me prendre pour une psychopathe. Et c'était pas bon pour les affaires. Parce que oui, c'était vrai que techniquement je résidais au Pumpkin's village, mais là, j'avais un contrat de rénovation d'une vieille baraque en train de s'éffondrer sur ses habitants. Donc c'était pas une bonne idée que les autres ouvriers me fuient, et que je me retrouve toute seule... Mais j'ai rien dit. J'ai fait une moue bizarre quand ils sont partis, et rien après. Ludwig n'était pas ce que je pouvais appeler un ami. Mais bon, je lui en devais une, si ce n'était plus. J'ai donc conservé mon calme, et je l'ai écouté.

C'est ça, bien sûr ducon, une sorcière t'aurait volé une note de musique? Mais on nageait en plein délirium là ! Encore pire, je commençais à croire qu'il avait des hallucinations forts sympathiques... Je savais bien qu'un jour je le contaminerais ! J'ai eu un sourire un peu plus calme quand j'ai pensé ça. Au fond, on était presque pareils. Il était fou et se comportait comme un homme normal, et moi j'étais folle, et je faisais de gros efforts pour arriver à apprendre à me comporter comme les autres. C'était déjà ça.

Mais il comptait sur moi pour l'aider. J'ai failli demander - mais c'était finalement logique - à qui je devais mettre le feu (si besoin était et seulement si besoin était) mais j'ai vite vu qui pourrait poser problème. Les gens qu'il avait fait partir. Parce que autant je trouvais ça débile l'idée qu'une sorcière puisse piquer une note de musique à un flutiste, autant je commençais à me faire à l'idée que c'était comme ça (et pas autrement) que ça fonctionnait dans le secteur. Je partais donc du point du vue que la timbrée qui apprenait à jouer de la musique pouvait désormais contrôler les gens, comme Ludwig. Et une armée de villageois hypnotisés, ça fait mal, mais franchement.

J'ai regardé Ludwig dans les yeux - il attendait apparemment une bonne idée de ma part - et puis Raymond (quel nom affreux) et puis Lud, et ainsi et de suite. Et puis j'ai ressorti mon briquet. Un long silence s'est installé entre nous. Je jouais à allumer, éteindre, allumer puis réteindre mon feu. Et puis j'ai eu la révélation qu'ils attendaient probablement. J'ai regardé Raymond (change de nom vieux, par pitié) le briquet me brûlant légèrement la corne du pouce droit.

- Un coktail molotov ça se prépare comment?

Il m'a regardé avec de gros yeux. Ah bah oui, forcément, moi je connaissais ça parce que je venais pas du même monde que les deux autres. J'ai essayé de traduire mon idée en mots qu'ils connaissaient.

- Ta boisson la plus... Euh... Explosive, c'est quoi?

Pendant qu'il réfléchissait, j'ai regardé mon "part'naire".

- Je te couvre tu fais tes trucs, d'accord?

Raymond est revenu avec une bouteille bizarre. J'ai failli lui demander s'il avait pas un peu d'essence chez lui, mais déjà que dans le monde d'où je venais, y en avait pas des masses, je me suis dit que chez eux, y en aurait pas plus. J'ai rien dit donc. J'ai juste fourré un bout de tissus (en guise de mèche) dans la bouteille.Ca puait son truc, et je me suis demandé si à la base c'était fait pour être bu, ou pour tuer un homme. Qoi que, vu l'odeur, ça devait être une dose pour éléphant...

Mais le Raymond (j'avais pas regardé pour Ludwig) me regardait toujours sans comprendre. Alors j'ai expliqué.

- Je crois ton hypothèse de vol. Et même si c'est pas le cas, à mon avis, on va avoir de la visite, maintenant qu'ils ont été "hypnotisés" ils doivent être furax. Alors ça, s'est fait pour si jamais on est débordés. Raymond, y aurait pas une vilaine sorcière dans le coin?

Et voilà, maintenant j'avais dépassé mon quôta de mots pour la journée... Mais bon, Ludwig était dans la merde, je lui devais bien ça. Mais après, il aurait interdiction de m'approcher pour six mois. J'aime pas la proximité.
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Ludwig Ratstaker
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Jeu 22 Avr - 21:51

Carry avait semblé réfléchir, mais ses réflexions ne semblaient guère réjouissantes, vu l'air qu'elle arborait. Puis elle avait fini par le regarder, mais un regard mauvais, qui ne présageait rien de bon. Et puis Ludwig se remit à penser, quand il l'avait rencontré la première, c'était lors d'un fâcheux regroupement de chauve souris. Une sourire lui vint à cette pensée. Mais comme ce n'était pas vraiment le moment il l'effaça vite de son visage. Il y eu un instant de flottement.

Elle a semblé réfléchir à nouveau, puis son regard a jonglé entre le flûtiste et le tavernier. Ludwig songea un instant qu'il aurait bien aimé être dans sa tête pour voir se qui s'y passait, il imaginait déjà le trip quand il entendit le briquet s'allumer, il la regarda de nouveau. Elle s'amusait avec son feu quand elle se stoppa d'un coup. Ludwig retint sa respiration.

Puis elle s'est mit à parler boisson avec Ray. Le flûtiste n'en revenait pas, il ne s'y connaissait peut être pas très bien en ce genre de situation mais à son avis, c'était pas vraiment le moment de discuter autour d'un p'tit verre. Soudain il se mit à paniqué, ça y était, elle le prenait définitivement pour un barge et avait décidé de l'ignorer complètement, et de l'exclure de sa petite vie. Désespéré, il allait protesté, dire que c'était injuste etc, mais elle se tourna vers lui d'un coup :


-Je te couvre tu fais tes trucs, d'accord?

Ah déjà c'était un début, mais un début qu'il fallait décodé, que fallait il comprendre la dedans, il devait faire ces trucs – excusez, garçon, des précisions et un peu de sel siouplait – mais il sentait qu'il allait bientôt comprendre. Ray apporta une bouteille, d'une boisson extrêmement forte, que Ludwig connaissait pour avoir vu des homme dans un état incroyable après un seul verre de cette saloperie. Ludwig et Ray n'avaient strictement rien compris à la manœuvre.

-Je crois ton hypothèse de vol. Et même si c'est pas le cas, à mon avis, on va avoir de la visite, maintenant qu'ils ont été "hypnotisés" ils doivent être furax. Alors ça, s'est fait pour si jamais on est débordés. Raymond, y aurait pas une vilaine sorcière dans le coin?

Tout se bousculait dans la tête de Ludwig, elle le croyait ! Mais l'euphorie fit place a une grimace de mécontentement intérieur, elle avait raison, il finissait toujours par y avoir des complications quand il «flûtait» des adultes, avec les mioches et les rats tout se passait bien, il fallait dire aussi que les rats ne parlaient pas et que les enfants quand il en hypnotisait, les malheureux n'y survivait généralement pas … sauf ce boiteux ! Mais bref oui. Ray était devenu très rouge et ne répondait pas.

-Eh bien ?! Elle existe cette sorcière !

Il s'énervait, non seulement il voulait retrouver son Do mais en plus le temps leurs manquait et s'ici à ce que la vieille se servent de sa note pour faire de la populace mécontente ses chiens il n'y avait pas dix kilomètre. Mais il y avait aussi autre chose … et si la sorcière n'était qu'un pur fruit de son imagination, cette pensée lui mit une boule dans l'estomac, il allait passé pour un idiot, ce n'était pas bien grave, mais en plus ç'en serait fini de sa collaboration avec Carry, elle allait surement s'énerver contre lui, peut être irait elle jusqu'à le tuer, et si ce n'était pas elle, ce serait les gens mécontent qui le ferait. Le patron continuait à rougir, et la boule dans l'estomac de Ludwig grossissait.

-Allez ! Dites nous, où elle est !

Le patron de plus en plus mal à l'aise, regardait ses pieds en se dandinant et en tripotant ses doigts. Ludwig palissait à vue d'œil, il espérait fortement que ça échapperait à Carry. Le patron dit d'une voix malaisée :

-Je ne vois pas de qui vous voulez parlez.

Ludwig se sentit foudroyé, il jeta un regard à Carry, ses main tremblait, merde, merde, comment allait il se tirer de là ce n'était pas possible ! Il était tellement persuadé de son hypothèse de sorcière qu'il ne s'était pas dit un seul instant qu'elle pouvait ne pas exister. Ses mains étaient prises de violents tremblements. Il les plaqua brutalement sur le comptoir et se mit à hurler :

-RACONTES PAS DE CONNERIES ET DIT OÙ ELLE EST LA VIEILLE !!

Raymond avait sursauté.

-Elle va me jeté une malédiction !

Ludwig poussa le plus gros soupir de soulagement de sa vie, ouf la vielle existait ! Bon maintenant il s'agissait juste de savoir où elle était et presto.

-Moi aussi je vais vous en jeter une si vous ne me dites pas où elle crèche !

Le patron le regarda d'un drôle d'air, genre : «Qu'est ce qu'il raconte le petit con ?»

-Impossible !

-Ah oui ? Et comment j'ai fait pour tous les faire sortir hein ?

Il y eut un instant de silence, comme si Ray essayait de se remémorer se passage, puis il releva la tête en regardant Ludwig avec horreur, comme s'il eut été un monstre et bafouilla :

-Elle … elle habite à l'ouest du village au fond de l'impasse des corbeaux jaunes, c'est une maison grise !

Ludwig leva les yeux au ciel, une maison grise, toutes les maisons ici étaient grises, mais bon c'était bingo, ils avait l'adresse, il saisit la main de Carry pour l'entraîner vers la porte, puis se rendant soudain compte de ce qu'il faisait il la lâcha et rougit violemment et la regarda. Il ne voulait surtout pas compromettre leur collaboration.

-Pardon … vraiment … tu … tu viens ?

Il tenait la porte ouverte et la regardait d'un air interrogateur. Sa boule dans l'estomac avait fait un come back foudroyant, elle n'allait tout de même pas le lâcher maintenant ?
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Jeu 22 Avr - 22:32

Fou, il était complètement fou. Et ça me faisait bien plus plaisir que ce que j'imaginais, même dans mes rêves les plus fous. J'ai souri, un peu. Et plus il pétait un câble contre l'autre crétin de tavernier, et plus je souriais. C'est bien Ludwig ! J'ai même cru qu'il allait tabasser le colosse barman. Mais bon, s'il avait fait ça ça aurait été encore plus drôle. J'ai imaginé la scène. Et puis, le tavernier a commencé à parler. Il a parlé de sortillège, tout ça... J'ai failli lui dire que de toute façon, il y aurait droit, mais Ludwig a fait mieux, il l'a fait parler.

Il était tellement pressé d'aller tabasser la vioque qu'il m'a pris la main. Je... Je saurais pas quoi dire. à la fois c'était la pire erreur de sa vie, parce qu'il allait probablement perdre un poignet dans la suite (et qu'un flutiste à une main, c'est pas cool). Et à la fois, c'était le premier type qui osait poser la main sur moi. Il me touchait ! Et en plus c'était plutôt agréable. J'ai rougi, et puis il m'a lâché. Je suis resté la bouche ouverte, ma rougeur sur les joues, à le suivre, parce que je savais pas quoi faire.

Sur le chemin, je suis restée très silencieuse. Dans ma tête, il y avait deux camps fortifiés qui se faisaient la guerre. Le tuer VS le chérir et l'aimer inconditionnellement. Et j'ai songé à tout ça, longtemps. Et puis je me suis arrêtée de marcher. Un peu avant qu'on arrive.

- Quand tu m'as pris la main tout à l'heure... Euh.

Mais non, c'était rien. Aucun homme ne peut tomber amoureux de toi... Ne finis pas ta phrase Carry. Alors je l'ai pas finie, ma phrase. J'ai tout laissé en suspens, le laissant répondre ce qu'il avait à répondre. Et je me suis remise en route. Devant la maison, il y avait - comme prévu - une armée de types. Peut-être hypnotisés, peut-être juste ligués contre nous. En tout cas, j'étais pas prête de me retrouver un job dans la région, moi.

- Bonjour, que j'ai lancé.

J'ai fait un signe de main qui allait avec. Oh, j'aurais pu passer pour uen fille normale, mais je ne souriais pas. J'étais juste morne, plantée là, à secouer une main dans le vide.

- On veut voir la dame qui habite là.

J'ai pas songé à cacher mon "cocktail molotov" à la Raymond. De toute façon, ils devaient pas savoir ce que c'était. Ils devaient imaginer que c'était une gourde avec une ficelle dedans. Quand on est hypnotisé, on a pas toute notre tête (encore que je ne faisais que supposer, n'ayant jamais été hypnotysée). Et la dame est sortie. Une vieille dame, mais ne pas se fier aux apparences, elle devait être bien plus chiante que ce qu'on imaginait. Ses sbires se sont écartés. Elle est descendue et s'est avancée de quelques mètres. J'ai reculé un peu, derrière Ludwig. Je ne me cachais pas. Mais si l'un d'entre nous devait crever, je préferais que ce soit lui... J'ai aps fait gaffe sur le coup, ni après, d'ailleurs, mais j'étais légèrement blotie dans son dos.

Je l'ai laissé s'expliquer avec la dame, avant le combat (qui arriverait inévitablement) et pendant ce temps, je jaugeais les habitants. Elle n'avait pas dû prévoir qu'on ait d'arme à distance capable de décimer une population d'un coup (enfin j'esperais, on avait même pas testé le truc) donc on avait au moins cet avantage.
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Ven 23 Avr - 1:16

Un silence pesant s'était installé et … il était toujours vivant ! Et elle le suivait, c'était une bonne chose, ça voulait dire qu'elle ne devait pas lui en vouloir tant que ça, à moins qu'elle ne soit en train de penser à le massacrer après la bataille. La boule dans l'estomac de Ludwig grossissait, car mourir en tentant de récupérer son Do, c'était une chose, mais mourir de la main de Carry, qu'il aurait touché au moins une fois, c'en était une autre …

Peut être qu'elle pensait à toute les façons horribles de le tuer, pour pouvoir supporter la lourdeur de ce silence ; en tout cas le flûtiste, lui, ne le supportait plus, il allait se retourner pour ramper à ses pieds, la supplier de le pardonner, mais il y eut cette phrase :


-Quand tu m'as pris la main tout à l'heure... Euh.

Il voulu répondre du tac au tac qu'il était désolé, que ça ne se reproduirait plus, mais quelque chose le retint, ce n'était pas dit de la manière dont il l'attendait, ça ne sonnait pas du tout comme un reproche, même au contraire, comme si elle était … gênée ! Carry ? Gênée ? Quelle idée ! Il se retourna vers la jeune fille qui était resté derrière … oui elle était restée derrière, si ç'avait été un reproche elle se serait plantée devant lui avec ce regard méchant qu'elle avait d'habitude, et là pas de regard méchant, des yeux au sol, de la rougeur … !

Une espèce de sorte de tempête bousculait les idées du jeune homme. Carry était-elle vraiment en train de se comporter comme une jeune fille normal ? Avait-il réellement entendu ce qu'il venait d'entendre ? Il commençait même à se demandé s'il n'avait pas halluciné.


-Carry … Oh putain !

Il venait de voir l'espèce de foule qu'il y avait devant chez la vieille, Carry leur adressa poliment un bonjour. Mais Ludwig avait du mal à se concentrer, à peine deux seconde avant il préparait soigneusement ses mots et là il y avait une peuplade enragé contre eux … contre lui plutôt. Il les scruta un instant et murmura à l'adresse de Carry qui était à présent derrière lui :

-Il sont sous l'emprise de la vieille.

Puis il la vit, une petite dame tassée et fripée, mais Ludwig savait bien se qu'il retournait, elle portait un violon. Il sentait le souffle de Carry sur sa nuque, était-elle si proche de lui que ça, puis il se rendit compte qu'il avait légèrement décalé son bras devant elle, pourquoi ? Pour la protéger ? La belle idée, c'était une demoiselle qui avait besoin de tout sauf de protection … de tout ? De quoi ? D'amour ? Si elle rejetait toute forme d'amitié de sa part, elle rejetterai aussi … il secoua la tête, ce n'était pas vraiment le moment de penser à ce genre de chose.

La sorcière avait posé son violon sur son épaule, alors il saisit sa flûte dans sa longue chaussure blanche. Il fixa la vieille en attendant une attaque de sa part, il était tellement concentré sur l'archet de la bonne femme, qu'il sursauta lorsqu'elle parla :


-Est-ce ceci que tu cherches ?

Elle posa l'archet sur le violon, et Ludwig eut un soubresaut il rapprocha la flûte de sa bouche. Et un Do se fit entendre, Ludwig tourna la tête et eut une grimace de mécontentement, on imagine même pas à quel point il est désagréable d'entendre sa propre note, sur l'instrument de quelqu'un d'autre.

-Rendez-la moi !

Il approcha encore un peu plus la flûte de sa bouche, comme une espèce de menace insignifiante face au pouvoir de la vielle.

-Oh je serais toi, je ne ferais pas ça, chaque note que tu joueras sera à moi, et tu risques de perdre bien plus que ton Do !

Vieille conne. C'était à peu près la seul pensée qui lui venait à l'esprit, comment allait-il faire sans flûte ? Le corps à corps ç'avait jamais vraiment été son truc. La seule chose à faire était de lui prendre son violon, mais avec le cocktail détonant de Carry, il n'était pas vraiment sûr que l'instrument survivrait, pourtant il fallait absolument qu'il survive, c'était dedans qu'il y avait sa note. Il analysa la situation, il y avait plus de peuple à gauche qu'a droite, bon, il tourna légèrement la tête vers Carry et murmura sans bouger les lèvres.

-Il me faut à tout pris le violon intact.

Elle dut surement comprendre ce que cela entrainait, pas touche à la vieille, tire à gauche, et tanpis pour les survivants. Oui si il avait le violon, il avait les survivant sous son contrôle, et ils s'occuperaient de mettre la sorcière hors d'état de nuire, mais pour extraire la note du violon, il avait besoin d'elle vivante. Donc le plan complètement foireux qu'il avait en tête, c'était de se jeter sur la vieille pour lui arracher son violon, et quand le peuple verrait ça, il tenterait d'aider la sorcière et quand Carry verrait ça, elle enverrait sa bouteille dans le tas. Le problème était que le tas, Ludwig serait dedans … mais après tout, ce qu'il y a de bien avec le violon c'est qu'on a pas besoin de souffle pour en jouer donc, même à l'article de la mort, il pourrait prendre le contrôle des survivants, et si, lui, en prenait plein la gueule, ça voulait aussi dire que la vieille aussi. C'était pas un mauvais plan … c'était pas un bon non plus. Et puis dans les plans il y à toujours des ratés.

Il recula légèrement pour heurter Carry et la prévenir qu'il y allait, et, la mort dans l'âme, il se jeta sur la sorcière.
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Ven 23 Avr - 9:38

J'ai senti que ça allait mal tourner quand j'ai vu le violon. J'ai rien dit, mais moi aussi je le fixais, dans l'attente qu'elle se mette à jouer (et elle se mettrait à jouer tôt ou tard). J'ai essayé d'imaginer un plan (et je n'en trouvais aucun efficace, surtout si le violon devait rester intact parce que j'avais envie d'y foutre le feu) mais j'ai rien trouvé. Bien sûr, j'imaginais volontiers ce qui se passait dans sa petite tête, à Ludwig, et j'ai failli lui demander si il piuvait être hypnotisé ou s'il avait une barrière immunitaire. Mais j'ai rien fait. La pression retombait parfaitement (la pression de notre prise de main un peu avant) et je relativisais.

Il ne pouvait pas m'aimer, et ce qui tombait bien, c'était que je ne pouvais pas l'aimer non plus. Alors je n'en ferais pas tout un fromage. Mais quand même, il faudrait que je lui explique clairement qu'on ne me touche pas sans en payer le prix, et que le prix, et bah là, il allait le voir. Pendant une seconde, j'ai cru que j'allais faire exprès d'exploser le violon, rien que pour le faire chier, et puis je me suis ravisée. Si j'avais vraiment dû me venger, j'aurais allumé la mèche et lui aurais demandé de tenir la bouteille une minute.

En parlant de ça, il fallait que je fasse quelque chose de la boisson. J'ai commencé à la prendre quand Lud' m'a bousculée et sur le coup j'ai juste relevé la têt vers la foule. Il s'est jeté sur la vieille. Alors là, un compte à rebours de quelques secondes à commencé, pour moi, je le savais, alors ça ne me posait pas de problème. J'ai dégainé ma bouteille (la classe de dire ça) et j'ai allumé la mèche. La vieille (aux prises avec Ludwig) a dû comprendre ce que j'allais faire, parce qu'au moment où j'ai balancé la bouteille, elle a commencé à jouer.

Je sais pas comment elle a réussi a faire ça. Je veux dire, jouer en même temps qu'elle se battait avec Ludwig. Si j'avais regardé, je crois que j'aurais pu vous dire, mais j'avais autre chose à foutre, désolée. En tout cas, elle se trouvait désormais loin de mon flu... du flutiste et me fixait avec un regard étrange.

Pendant la demi-seconde où j'avais encore mes idées personnelles et pas un besoin compulsif de faire ce que la musique me disait, j'ai compté le nombre d'habitants qui tenaient encore debout. J'en ai compté quatre. Avec moi ça faisait cinq, plus la sorcière. Autant dire que Lud' allait avoir du mal à s'en sortir. Mais surtout, il ne fallait pas que je lui saute dessus avec mon couteau... Et puis la musique s'est faite plus ferme. Alors j'ai pas vraiment eu d'autre choix que de l'écouter.

J'suis désolée tout le monde, je voulais pas, j'vous jure. Mais en même temps, qu'elle idée j'ai eu de me jeter à bras ouverts dans une bataille perdue d'avance...? Oui, parce qu'il y avait bien une chose que j'étais, moi : pessimiste.

J'ai donc (comme les quatre autres) bondi à mon tour dans la bagarre, avec la seule et unique envie de tenir un bras du flutiste pendant que la sorcière ferait des incantations sataniques pour m'envoyer rôtir dans les flammes de l'enfer. Et si j'avais été moi, sans la voix dans ma tête - la voix de la musique - qui me vrillait petit à petit tous mes neurones, et bien j'aurais vraiment aimé être à sa place, à Ludwig. Mourir sur un autel, la classe.

J'ai percuté au final Lud' dans le dos, d'un grand coup de coude entre les deux omoplates. Et comme j'avais encore quelques pensées personnelles (mais ce fut la dernière que j'eus ce jour-là), j'ai repensé à une réplique que j'avais entendu dans une chanson et que je rêvais de ressortir, quand j'étais gosse. J'ai balancé un sourire sadique, cruel et carnassier et j'ai dit à Lud' :

- Good morning !....

Bien sûr, çaurait pu être très sympa, si j'avais pas eu cet air un peu maccabre et détestable derrière. Et pouf, après, je n'étais plus moi, mais le pantin articulé dont rêvait la vioque.
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Ven 23 Avr - 12:30

Il se débattait avec la vieille en essayant de lui arracher son violon, quand il sentit une violente douleur dans les entrailles, ça le brulait horriblement, il aurait bien crié, mais il tenait tout de même à sa dignité. C'était la sorcière qui avait du lui envoyer cette saloperie de douleur. Et comme il se battait moins, elle pu reprendre à jouer du violon. Sauf que ce qu'il n'avait pas prévu, mais alors pas du tout, c'était que Carry puisse se faire ensorceler. Bah oui lui il avait pas vu le coté humain de la bête, il avait dû penser un instant qu'elle résistait à tellement de truc, qu'elle pourrait résister à la musique. Mais pourquoi il ne lui avait pas donné de bouchons, quel con il faisait !

Elle s'était, donc, jetée à corps perdu dans la baston sauf qu'elle était contre lui, sauf qu'ils étaient tous contre lui, il avait beau se débattre comme un beau diable, cinq paires de bras contre deux, il y avait peu de chance que ça le fasse, il n'était pas Hulk … et c'était bien dommage. Et la on l'avait percuté assez violemment dans le dos, il était par terre et il avait saisit ce «good morning» venant de la bouche de Carry. Il lâcha un gros mot pour la forme, avant de se sentir tiré vers la maison de la vieille.

Les quatre survivants le tenait fermement, et l'un d'entre eu se permis même de lui envoyer un poing sur la gueule, merci c'était sympa, je repasserai plus tard hein ! La sorcière s'approchait de lui avec un sourire sadique aux lèvres qui ne laissait rien présager de bon. Elle glissa sa main dans … sa botte blanche (qu'est ce que vous alliez imaginer) pour y saisir sa flûte.

On l'attacha sur une chaise. La vieille commença à jouer, avec SA flûte, non mais elle se prenait pour qui celle là. Mais à mesure qu'elle jouait les note s'en allait dans son violon.


-Mes notes, qu'est ce que vous faites ? Arrêtez ça tout de suite …

-Ou sinon quoi … tu vas m'agresser avec tes mains de cotonnier, qui n'ont jamais touché autre choses que de la peau ! Apprend un peu à vivre à la dur mon garçon !

Sur quoi elle lui arracha son T-shirt, et saisit un grand couteau de cuisine, il aurait peut être dû se taire en faite, il adressa une petite prière à je ne sais qui, alors que la vieille se rapprochait de lui. Il entendait le glas de ses dernières heures sonner. Il regarda les autres, Carry était dedans, ils étaient toujours zombifiés, du moins le croyait-il. Il lança à l'adresse de Carry alors que la vieille brandissait son couteau de boucher :

-Ça m'aurais plu d'essayer de t'aimer …

Le couteau s'abattit sur lui mais elle ne le planta pas, non il fit un longue entaille en travers de son torse. Et là, il sentit la douleur, il grimaça et laissa échapper un léger gémissement, ce qui était un bon progrès étant donné qu'il avait envie de hurler.

-Voilà ! Les cicatrices, ça fait virile mon jeune ami.

-Salope.

Ce n'était pas vraiment dit avec véhémence, c'était juste un constat. La vieille recommença à jouer, Ludwig écouta, il y avait toutes ses notes, a lui, dans le violon ! Il baissa la tête, il était déçu, elle aurait pu prendre la flûte plutôt que de déformer ses notes avec un violon. Maintenant, il avait envie que ça s'arrête, il avait mal, il ne voulait plus entendre le violon. Qu'elle le tue, qu'on en finisse. Mais elle déposa le violon sur la table et s'en fut dans son grenier. Ludwig ouvrit tout grand les yeux elle était folle de le laisser tout seule sans surveillance ! Enfin, sans surveillance c'était un bien grand mots il avait toujours les cinq hypnotisés, mais tant qu'ils ne recevaient pas d'ordre de la sorcière.

Tel Mac Gyver, il fit avancer sa chaise jusqu'à la table, saisit le couteau entre ses dents et le laissa tomber par terre puis fit basculé sa chaise pour retrouver par terre, les zombies n'avaient pas l'air de broncher plus que ça. Il fallait qu'il parvienne à jouer ne serait-ce qu'une note, pour libérer au moins Carry de l'emprise. Il galéra au moins trois minutes pour couper ses cordes, il entendait toujours la vieille farfouiller dans son grenier. Il se releva, saisit le violon, la vieille descendait, il joua rapidement trois accords, en éspèrant que ça sortirait Carry de la torpeur.

Puis la vieille arriva, elle gueula un ordre à un des zombie, qui saisit une casserole et lui assena un gros coup sur le crâne. Ludwig s'écroula inconscient.
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Ven 23 Avr - 12:57

- Ca m'aurait plu d'essayer de t'aimer...

Ca m'aurait plus d'essayer de t'aimer. Phrase que je tournerais, et retournerais dans ma tête pendant de longs moments après. Mais là, sur le coup, ça m'a pas fait grand chose. En fait, j'avais même pas l'impression qu'il s'adressait à moi. Enfin, il n'y avait - momentanément - plus de moi. Alors j'ai pas bronché. La vieille s'est amusée un peu avec lui, et pendant qu'elle allait chercher une truc - probablement un truc de magie - elle nous a laissés seuls avec lui. En fait, on dormait. On bougeait pas tant que le violon ne jouait pas. Alors là, on était en standby. Effet bizarre d'ailleurs. Un peu comme un message erreur : "erreur fatale veuillez redémarrer / redémarrage impossible". Il a quand même fini par couper ses liens et a joué trois notes.

Et là, ce qui devait arriver arriva. La vieille redescendit, gueula un truc (j'ai pas bien capté ce que c'était) et Ludwig tomba assomé au sol. Une casserole, à ce que j'avais vu comprendre. Ca avait fait un bruit étrange "bouuuuuumng", ça résonnait et peut-être même qu'il y avait de l'écho. Hu hu. Mais ce qui était positif, c'était que c'était moi, de l'autre côté de cette fioute casserole. Ca faisait illusion. Bah oui, la sorcière aurait dû capter depuis un moment que tant qu'elle ne jouait pas, je ne pouvais pas bouger (ou alors y avait un bug système assez conséquent). Désolée (même pas, je suis hypocrite) Ludwig, mais il fallait bien ça.

- Ah. C'est bien, que lâcha la sorcière.

On l'a laissé sur place, à baver sur le sol (sol qui n'avait probablement pas été lavé depuis un bon petit moment) pendant qu'elle préparait des trucs. Et puis, au bout d'un moment, elle s'est penchée par dessus lui et lui a murmuré à l'oreille.

- Ne t'en fais pas, petit, ta mort sera lente et douloureuse.

J'ai eu envie de me jeter dans ses bras et de crier "maman, adopte-moi" mais j'ai rien fait. En fait je luttais contre mon envie de tomber dans les pommes. Parce que ça fatiguait un peu la tête, ce truc de musique là. en fait, ça lavait tellement la tête qu'on avait juste envie de dormir. Donc pendant qu'elle s'occupait de lui, et qu'elle était trop près pour que je fasse quoi que ce soit, je me suis appuyée sur la table.

Elle a récupéré son violon par terre, et pendant une seconde j'ai cru qu'elle allait jouer. Mais finalement, non, elle l'a reposé. Elle s'est tournée, et j'ai récupéré la flute. Et en la rangeant, j'ai senti mon couteau, qui attendait patiemment dans ma poche, à côté de mon briquet. J'ai attendu, la main contre le manche de mon arme. Elle a repris le violon, pour le déplacer, pendant qu'elle consultait autre chose. Elle l'a mis loin d'elle. Alors j'ai tenté ma chance.

Mon plan était débile, mais de toute façon, j'aurais pas pu trouver mieux avec un fioutu type androgyne ne sachant pas se battre étendu par terre et un violon que je devais pas fracasser. J'ai quand même maudit Lud' de m'entraîner dans des combines aussi bizarres. J'ai hésité à le tuer, une seconde, et puis de toute façon, j'étais déjà trop occupée à sortir mon couteau, m'avancer vers la sorcière.

J'ai tapoté sur son épaule.

- Maman?

Elle a dû trouver ça curieux (c'était le but, en même temps) parce qu'elle s'est retrournée vers moi avec une moue étrange. Ma main a fusé vers sa poitrine, et le couteau est entré dans sa cage thoraxique comme dans du beurre. Elle a résisté une seconde, et quand j'ai commencé à lever le poing pour en plus lui en coller une, elle s'est affaissée sur elle-même. Elle est tombée en arrière.

J'ai gardé le couteau dans la main. Il dégoulinait de sang, et j'en avais même plein la main. Mais tant pis. J'ai commencé à essuyer la lame sur la table, et j'ai titubé en arrière. Puis en avant. Et je me suis effondrée par terre. À mon tour...
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Ven 23 Avr - 14:26

Lorsqu'il commença a se remuer un peu, une douleur de crâne horrible le pris, à tel point qu'il failli s'évanouir à nouveau, mais il n'en fit rien, il voulait trop voir comment la situation avait évolué pendant son absence. Il se redressa, il voyait floue, il tituba un instant comme un ivrogne lorsqu'il fut sur pied. Il regarda autour de lui, la sorcière était morte et trempait dans une flaque de sang et Carry était étalé à coté.

Pendant un instant une grande peur s'empara de lui, peut être qu'elle était morte, et si c'était le cas ce serait de sa faute ! Il traversa la pièce à grand pas et tomba à genou à coté du corps inanimé de Carry. Il posa doucement ses doigt sur son cou, oui il tenait à sa main, et sentit le pouls battre, il poussa un soupir de soulagement, la prit dans ses bras et alla la déposer sur le lit de la vieille. Elle n'avait pas bougé d'un pouce, si elle avait eut une once de conscience elle se serait surement débattu, elle devait donc être bien assommée, sans doute a à cause du violon.

Il se retourna, et poussa un gémissement, oui, il était toujours torse nu et sa grosse entaille lui rappelait qu'elle était là. Les quatre survivant étaient toujours la. Il fallait s'en débarrasser, si il reprenait leur conscience il allait avoir de ennuis. Il saisit le couteau de boucher et s'approcha d'eux. Non c'était impossible il ne pouvait pas les tuer pareillement, de sang froid comme ça là, non. Il saisit donc le violon, et joua une mélodie fort sympathique, ma foi, mais surtout une mélodie sans équivoque qui disait montez sur le toit et sautez. Les quatre partirent donc, Ludwig était vraiment prit dans ce qu'il faisait, au fond le violon, la flûte, c'était pareil, juste une histoire de position de doigt il joua jusqu'à ce qu'il entendent les quatre crash devant la maison, puis reposa l'instrument.

Il retourna s'installer auprès de Carry. Il n'osait même plus la toucher, il pensait qu'il l'avait suffisamment touchée pour le restant de sa vie. Faute de quoi il claqua des doigt, l'appela doucement, sans résultat … il finit tout de même par se dire que la toucher la réveillerai peut être, voire même surement, mais il tenait à ses mains, là était le problème, et puis peut être qu'elle allait quand même le tuer, pour l'avoir entraînée dans pareil bordel. Il se dit donc qu'il valait mieux qu'elle se réveille d'elle même.

Il se redressa et se dit qu'il serrait plus que temps d'essayer de récupérer ses notes puisqu'après tout ils étaient venus pour ça. Il commença à prendre des livres, à regarder, à fureter un peux partout. Il mit beaucoup de différentes sorte de potion sur le violon pour essayer de reprendre ses notes. Il joua longuement du violon ... en vain.

Rien y faisait, il avait beau feuilleter des bouquins de plus en plus horrible (Comment vous débarrassez de votre mari en six étapes ; Cuisinez votre voisine de palier au petits oignons : un jeu d'enfants ! ; Dresser une armée de blattes pour l'attaque ; Changer tout un chacun en sauterelle avant de les écraser … ). Ce qui était sur c'était qu'il s'endormirait moins con ce soir.

Découragé, il retourna s'asseoir auprès de Carry. Elle était toujours inerte, tout doucement et précautionneusement, il passa son doigt le long de sa joue en murmurant doucement son prénom, elle commença à remuer, il retira brusquement sa main et se recula de trois mètre au moins, en faisant semblant d'être occupé à lire «Les malédictions Satanique : Un bienfait pour l'humanité»
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Ven 23 Avr - 15:05

Je sais pas combien de temps j'ai dormi. Longtemps je pense. Quand je me suis réveillée, c'était "fini". J'ai ouvert les yeux, d'un coup. Doucement, mais sans les refermer entre temps. J'ai regardé la pièce. Les types étaient partis. Tant mieux. Ludwig était en train de bouquiner un truc. Il avait même pas enlevé le cadavre. J'ai regardé le corps de la vieille un moment. Faudrait que je lui fasse les poches. J'ai tendu les bras et je me suis étirée en baillant. Mes épaules ont craqué, produidant une craquement sinistre et sonore. Je me suis assise sur le rebord du lit.

J'ai pris ma tête dans mes mains. Pendant une seconde j'ai cru que j'allais pleurer. Mais finalement, c'est passé. Ca m'a rassuré. Je suis pas du genre à pleurer. Ni pour le douleur, ni pour la tristesse, ou les choses comme ça. Il me manque la case "compassion-souffrance" dans ma tête, je crois. Alors je me suis levée. J'ai eu du mal à me tenir sur mes jambes, mais j'ai rien montré de significatif. J'ai fait quelques pas, en m'étirant à nouveau. J'ai pas pu m'empêcher de bailler, et d'ailleurs j'ai même pas mis ma main devant ma bouche. En réflexe, j'ai passé ma main dans mes cheveux, pour les remettre en bataille.

J'ai marché jusqu'à la vieille, je me suis accroupie. J'ai commencé à lui faire les poches. Il n'y avait pas grand chose d'intéressant. Des objets magiques, que j'ai posé à côté d'elle, en tas : peut-être que Ludwig trouverait son bonheur. Si c'était le cas, tant mieux. J'ai rien pris. Dommage. Et puis au bout d'un moment, que je vérifiais que j'avais rien oublié sur elle, j'ai lancé un regard mauvais à Lud'.

- Quoi? T'as jamais fait les poches d'un cadavre?

C'était un ton mauvais, méchant, désagréable. Mais c'était une armure. Je ne voulais pas repenser à ce qu'il s'était passé entre nous aujourd'hui : ça m'écoeurait. Mon comportement, le sien. Sans parler de ce qu'il avait dit. J'ai poussé un soupir en y repensant. Je m'interrogerais souvent sur la nature de ce soupir, plus tard... Et puis je me suis relevée, m'appuyant sur mes genoux - qui craquèrent à leur tour, et bruyament - et je me suis approchée de lui. Lui tendant sa flute. Au moins, personne ne lui volerait d'autres notes...

- Tiens...

Je me suis faite un peu plus douce quand même. Parce que bon, s'il n'avait pas été là, je serais encore aux ordres d'une sorcière psychotique... J'ai souri un peu en me rappellant ce qu'elle disait avec la mélodie. Vraiment, je crois que j'aurais aimé que ce soit un membre de ma famille. Ca aurait été drôle. D'ailleurs, en repensant à mon frère, j'avais le moral un peu miné. C'était pour toutes ces choses que je me radoucissais - histoire d'être ni agréable ni désagréable hein - avec lui.

Et puis je suis retournée à la sorcière pour reprendre mon couteau avant de l'oublier. J'ai regardé la lame, le manche (et aussi la main qui l'avait manié) et j'ai vu qu'il y avait du sang sec dessus. Donc j'avais au moins dormi une dizaine de minutes. Il fallait que j'aille laver mon arme. J'étais maniaque là dessus.

J'ai regardé Lud. Il avait l'air de ne rien trouver, le pauvre. Je lui ai lancé un regard gentil (sans sourire malsain ! ) et j'ai dit :

- Viens...

Je le laisserais prendre lui-même le violon et la flute. Comme ça, on pourrait faire nos malversations tranquilles, devant un petit verre, avec d'autres gens qui pourraient nous aider. Par exemple Raymond. J'ai donc fait quelques pas, jusqu'à la porte. Et là, je me suis arrêtée, pour l'attendre.

- T'en fais pas, que j'ai dit à mi-voix.
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Ven 23 Avr - 20:11

Et elle s'était réveillée, exactement comme si elle avait passé une bonne nuit, quoique avec une cuite de la veille. Ludwig faisait comme si il se passionnait pour les malédictions, mais en réalité il ne perdait pas le moindre de ses mouvements du coin de l'œil. Il ne disait rien et fixait les lignes du bouquin, il relu trois fois la même phrase sans la comprendre. C'était comme si le moindre mouvement de sa part se solderait par sa mort immédiate et sans détour.

Puis elle était allé fouiller la vieille, c'est là qu'il a eut une faiblesse, oui, il l'a regardée, la réponse ne se fit pas attendre, elle lui aboya dessus, des mots qu'il ne prit même pas la peine d'essayer de comprendre. Il détourna les yeux et revint aux sortilèges sataniques. Le silence est le meilleur des remèdes n'est-ce pas ce qu'on dit ? Et puis pourquoi y avait-il besoin de remède, hein ? Il ne s'était rien passé du tout ! Il lui avait pris la main et puis c'est tout, ça s'arrêtait là ! Tout ce qu'il avait pu dire et faire après c'était alors qu'elle était hypnotisée ou assommée, donc elle n'avait donc put se rendre compte de rien. Donc où était le problème et puis d'ailleurs QUEL problème ?!

Elle lui avait tendu sa flûte, il l'avait prise sans broncher, et avait susurré un merci à peine audible, et l'avait remise dans sa chaussure. Elle l'attendait pour partir, il referma brutalement le livre, ramassa le violon et passa devant le tas d'objets de la sorcière, une chose attira son attention, il y avait une fiole, il la ramassa, la mit dans sa poche, et la suivit. Dans la rue il eut une étrange sensation de déjà vu … il voulait s'arrêter, lui dire de lui parler, de le tuer ou de faire n'importe quoi qui pourrait tirer à peu près les chose au clair, il ne le fit pas, par peur, par honte ou que sais-je d'autre encore. Alors, la voyant si indifférente, soit elle avait une capacité d'oubli dix fois supérieur à celle du flûtiste, soit elle était la meilleur comédienne de tout les temps.

A bien y réfléchir, Ludwig n'optait pour aucune des deux options présente, la troisième étant qu'elle s'en fichait royalement, et, malheureusement, il n'y avait que celle ci qui semblait coller à peu près avec le profil. Il marchait donc dans un silence religieux, en plus il commençait à se les gelées sérieux sans sa chemise. Comme instinctivement, ils allaient chez Raymond, où tout avait commencé … où tout allait finir.

Il faisait toujours meilleur chez Raymond que dehors, Ludwig alla se poser au comptoir,et regarda Raymond.


-Tu pourrait pas me refiler une veste et quelque chose pour désinfecter ça s'il te plait ?

Il désignait la vilaine plaie, toujours en évitant de regarder Carry, il sortit sa flûte, et tenta d'en tirer un son quelconque, mais rien. Toutes ses notes étaient à présent dans le violon de la mégère. Il retourna à nouveau un sous verre, traça cinq lignes quasi parfaitement parallèles puis une clé de sol … il eut un petit rire amer.

-Je n'ai plus que la clé de sol …

Ludwig ne s'adressait en fait pas vraiment à Carry, surtout à lui même pour souligner l'ironie de la situation. Il regarda le vieux verre de jus de cassis qui avait croupi là, il avait envie de le balancer contre un mur, et d'exploser tout les tabouret par terre, mais n'en fit rien, un peu de retenue, que diable, Ray revint avec une veste dix fois trop grande pour lui, il se la balança sur les épaule, et il lui tendit une bouteille :

-C'est tout ce que j'ai, mais c'est le meilleur désinfectant au monde, avec ça toutes les infections hurlent … mais toi aussi !

Et la dessus, le patron partit en rire gras de vieux fumeur de pipe, Ludwig, lui, considérait la bouteille avec horreur, c'était le même liquide que celui qui avait fait exploser toute la clientèle de la taverne. D'ailleurs oui, maintenant qu'il y pensait, il était presque désert ce bar, il n'y avait que trois pécores qui se battaient en duel, forcément ils avaient tué tout les autres. Mais Raymond, qui pleurait de rire à présent, ne semblait pas s'en formaliser plus que ça.

La mort dans l'âme, il attrapa un torchon, puis versa un peu du contenu de la bouteille dessus. Il regarda un instant le torchon l'odeur de la boisson était tellement forte qu'elle lui montait au nez et lui piquait les yeux. Il l'approcha doucement de sa plaie, mais il sentait à l'avance que ça allait faire très mal, il resta donc un instant en suspend puis reposa le chiffon sur le comptoir, il n'avait plus de courage. Enfin il se décida à regarder Carry comme pour prendre connaissance d'un verdict. Une revenante avait fait son apparition dans son estomac : La boule !
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Ven 23 Avr - 20:55

Il avait fui pendant un moment... J'étais déçue. Déçue dans le sens où j'aurais pensé qu'il commençais à me connaître, depuis le temps. Je tuais de sang froid, parce qu'au fond, je doutais vraiment d'avoir une âme, parce que justement, je ne ressentais rien. Si je n'avais pas de sentiments je n'avais pas d'âme et si je 'navais pas d'âme, je n'avais pas d'émotions. Logique imprennable j'vous dis. N'empêche que si je tuais de sang froid, je n'étais pas quelqu'un de particulièrement colérique. Bon, il suffisait de creuser un peu pour me mettre en colère, mais ce n'était pas la colère qui dirigeait ma vie. Moi, quand je disais que j'avais pas d'âme j'étais franche et sincère, parce que je ne réagissais presque jamais.

En parallèle j'étais quelqu'un de plutôt réffléchi, ce qui impliquait que j'avais un instinct plutôt développé. Et que c'était pour ça que fallait pas me faire chier. Mais jamais, je ne lui aurais fait mal physiquement pour ce qu'il avait fait. Ca allait, c'était rien. Tellement rien pour moi que j'oubliais même dans quel état j'avais été. Oui, des fois, j'aimerais bien avoir un câlin de gens, parce que même si j'avais pas d'âme, j'étais humaine, et je pouvais souffrir. Mais ce n'était pas pour autant que j'allais tuer toutes les personnes qui me montreraient une quelconque forme d'attention. Enfin bon...

Quand il m'a regardé, j'ai soupiré. Il attendait que je l'engueule, que je l'embrasse, que je le tue... Ca lui aurait fait les pieds si je m'étais penchée vers lui, pour déposer un baiser langoureux sur ses lèvres... Mais j'ai rien fait. J'étais pas d'humeur joueuse. Je lui ai lancé un sourire. Pas méchant, pas joyeux, un sourire sans interpretation. Juste mes lèvres étirées... Rien de plus. Et puis je me suis approchée de lui. J'ai pris le torchon, j'ai pris la bouteille. Et j'ai remis un peu d'alcool sur le tissus.

- T'en fais pas, je me vengerais, mais t'en fais pas...

Et puis d'une main, je lui ai bloqué le visage pour qu'il ne regarde pas. Bizarrement, j'avais remarqué que le commun des mortels (et je disais pas par là qu'il en faisait partie) souffrait moins quand il ne voyait pas ce qui lui arrivait... Quoi que le cerveau lui restituait souvent la douleur par l'imagination de ce qu'il subissait. M'enfin, je faisais quelque chose de bien pour lui (même si ça ne marchait pas encore) et en même temps je lui pourrissais l'épaule et je me vengeais. Mwahahahahahahah keuf keuf keuf.... Je suis un être diabolique !

J'ai donc posé le truc trempé d'alcool sur sa plaie. J'ai fait que l'effleurer, mais à mon avis, vu l'odeur que ça dégageait, il devait quand même le sentir passer. Par contre, faudrait que je pense à me laver les mains avant de jouer avec mon feu, moi... Sinon, j'allais vite me transformer en torche vivante... Quoi que, lui, ce serait rapidement pire. Hu hu. J'ai souri, cette fois avec une lueur machiavélique dans le regard.

- Ca va? que j'ai demandé, sachant déjà parfaitement la réponse.

Et puis j'ai regardé Raymond.

- Tu nous mets quelque chose de fort, sur la table du fond, et un truc à manger. On va rester un moment...

Parce qu'on avait encore quelque chose à faire... Enfin, moi je comptais bien désinfecter sa plaie le plus longtemsp (et le plus sadiquement) possible, et pendant ce temps, s'il trouvait le temps entre deux hurlements, il réparerait son instrument.
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Ven 23 Avr - 22:00

Elle avait sourit, si si, mais pas un sourire comme il en aurait aimé un, non, un sourire, comme celui de la boulangère quand elle vous rend la monnaie – merci, bonne journée, au revoir – mais ce ne n'était pas un mal, elle aurait fait n'importe quoi d'autre qu'il n'aurait pas su quoi faire, là il n'avait rien à faire, et c'était tant mieux …

Et puis elle s'était approchée, et ça, croyez le ou non ça ne présageait rien de bon, et c'est là que son cœur s'était mit à battre la chamade mais pourquoi, quelle idée il avait c'te myocarde de se mettre à cogner comme ça. Et la elle avait pris la bouteille, et là il s'était dit en son fort intérieur * Putain * ce petit mot qui ne mange pas de pain et qui soulage avant la tempête. T'en fait pas ! Ah la belle parole, et bien effectivement elle allait se venger, mais le pire c'était que Ludwig ne pouvait même pas lui reprocher cette vengeance, elle l'aidait, oui la belle affaire, lui n'avait pas assez de courage pour le faire, mais elle, elle en avait assez pour deux !

Elle avait posé sa main sous son menton pour qu'il évite de regarder, sa main pourtant glacée, lui sembla tout de suite brulante, ce fut le seule passage agréable qu'il eut avant qu'elle commence. Et lorsqu'il sentit la brulure la plus atroce de sa vie, il fut tenté de hurler c'est vrai, au lieu de quoi il sursauta brusquement et plaqua sa main contre sa bouche. Il ferma les yeux et la son cœur ne se sentait plus il battait tellement fort qu'il le sentait battre partout en lui, surement que Carry le sentait aussi.


-Ça va ?

A ses mots, il eut une brusque envie d'éclater de rire, il se retint, saisit le poignet de Carry pour l'écarter de sa blessure, il décolla précautionneusement sa main de sa bouche, et dit :

-Oui.

C'était un petit oui, pas vraiment convaincant, mais au moins il entretenait plutôt bien son égo. Il douillait quand même vachement. Il souffla un bon coup, se remit dans l'ambiance et dit d'une voix relativement tendu :

-C'est bon, tu peux reprendre.

Il crispa ses mains sur ses genoux, serra bien fort les dents, et dans cet état préparatoire, il se sentait relativement apte à ne faire sortir strictement aucun son de sa bouche. Raymond observait cet étrange spectacle, depuis le fond de la salle, il lanca :

-Allez dont pas nous l'tuer, mam'zelle !

Et il reparti à se marrer, ah ce Raymond alors, toujours le mot pour rire ! Et Ludwig qui résistait relativement stoïquement au assaut de cette, et je le cite, «putain de boisson». De temps en temps il sursautait, quand ça atteignait des endroit plus sensible que d'autre. Pour ne plus penser à la douleur il se concentrait sur les battement de son muscle cardiaque qui résonnait à ses oreilles, mais on ne pouvait pas dire que ça fonctionnait.

-C'est un peu douloureux.

Il avait lâché ça comme ça, à tout hasard des fois que ça la ferait arrêter ne serait-ce que cinq minutes, pitié, la douleur ça va et ça vient au début, mais quand ça commence à s'installer, ça devient limite insupportable. Il soufflait très lentement, comme quand … bah oui comme quand on à mal quoi !
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Ven 23 Avr - 22:41

On y est allé doucement, commençant parce que qu'il était capable de supporter. Et puis quand il m'a dit que je pouvais reprendre, j'y suis allé un peu plus plus fort. Cette fois, je ne prenais même plus de pincettes. Je plaquais directement le tissus à la plaie, je restais longtemps, j'appuyais fort. Je n'étais pas juste en train de laisser aller mes élans sadiques (quoi que j'aurais menti si j'avais dit que ça ne jouait pas un peu) mais je voulais surtout que ça dure le moins de temps possible. Je sentais son coeur battre un peu plus vite... J'ai cru que j'allais me lever précipitament, et demander à ce bourrin de Raymond de prendre le relais... Je n'aimais pas la proximité. Bon, lui, Ludwig, c'était différent. Il avait des faveurs. Mais le sentir, si "perturbé" comem ça, ça m'agaçait religieusement (quoi que je ne croie pas en Dieu).

Mais je suis vaillament restée. Et puis, comme l'évidence n'était pas assez évidente, il m'a dit que ça lui faisait mal. J'ai décollé le morceau alcoolisé de sa poitrine. Le temps de lui rendre son souffle. J'ai eu envie de lui faire un bisous, sur la joue (quoi que, j'aurais plutôt visé la courbure menton-gorge parce que j'étais trop petite) mais j'ai rien fait. J'ai pas pu stopper mon sourire. Et j'ai rougi. C'était un peu moins évident que quand il m'avait pris la main, mais ça se voyait largement...

- C'est bientôt fini, que j'ai dit.

J'ai pensé à enlever ma ceinture pour qu'il puisse mordre dedans... Mais je me suis ravisée. Il ne hurlait pas trop, c'était un gentil garçon. J'ai donc remis un peu alcool et j'ai appuyé une dernière fois. Une dizaine de secondes, mais fort. Et puis j'ai frotté la plaie, pour que la douleur soit répartie. Et puis, quand il n'y eut plus de sang (même si ça allait finir par re-saigner) j'enlevais directement le torchon.

Raymond avait eu la bonne idée de nous apporter de l'eau, une boisson étrange aux effluves alcoolisés, des morceaux de pain grillés avec du fromage dessus. ET une bassine, avec un deuxième pichet d'eau. J'ai tendu le bras vers la bassine et l'eau, et j'ai ramené le tout vers nous. Bien sûr, en me retournant, je me retrouvais nez à nez (à quelques centimètres de lui...... Ne m'embrasse pas...) avec lui. Je reculais, rouge.

- Tiens, bouge, je vais te foutre un coup d'eau.

Et pendant que je lui versais de l'eau sur l'épaule (et la recueillais avec la bassine) pour rincer son torse (et mes doigts) de cette substance hyper-inflamable, j'essayais de le détester. D'être si près, si pas doué, si mauviette... Mais ça marchait pas. J'en revenais toujours à la conclusion que je l'aimais bien. J'ai eu envie de le cogner. Mais j'ai rien fait. il était déjà blessé. C'aurait pas été drôle que je l'achève.

J'ai trempé mes deux mains dans l'eau un peu trouble pour les rincer vraiment. Et puis je suis allée m'asseoir à la table. J'avais soif, mais j'avais pas envie d'alcool. L'alcool serait pour plus tard. J'ai servi deux verres d'eau. J'ai bu le mien d'un coup.

- Faut pas que tu bouges trop pendant quelques temps, et faudra désinfecter souvent.

J'ai repensé à ma propre lame. Que j'ai jetée dans la bassine.

- Faut aussi que tu manges quelque chose...

Je lui ai fait de la place sur le banc où j'étais assise. Et sans que ça soit vraiment une suprise, Raymond est venu s'asseoir à notre table. Mais c'était pas à moi de raconter. Moi, je devais laisser Ludwig raconter son histoire. Et pendant ce temps, je pourrais juste arrêter de me prendre la tête à cause de lui.
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Sam 24 Avr - 1:03

Et elle a arrêté, ne vous méprenez pas, c'était pour mieux recommencer, mais tant qu'il ne le savait pas, il put desserrer les dents, et décrisper ses mains, et c'était tant mieux, il expira une grande quantité d'air. Et il la vit, elle souriait et elle était légèrement rose, elle se moquait de lui ? C'était pas vraiment important parce qu'avec cette tête elle était vraiment trop choupinette, et donnait envie à Ludwig de lui mordiller le nez … bah oui le nez que voulez vous dire et faire, il y a des choses comme ça on sait pas pourquoi mais on sait précisément ce qu'on a envie de faire. Mais bon il se retint, il voulait pas la freiner dans son élan de vengeance.

Tiens c'était bientôt fini, selon Carry, le flûtiste ne demandait qu'à la croire. Elle reprit sa torture avant qu'il n'ait eu le temps se préparer, il dut donc se mordre méchamment la lèvre, en attendant patiemment qu'elle finisse. Et quand ce fut chose faite, il n'en revenait pas de son bonheur que sa cesse.

Raymond les avait gâtés, c'était vraiment gros nounours aux cœur de guimauve. Et pendant que Ludwig pensait … ben ouais à Raymond, il en avait assez de penser toujours à la même, et là, cette même il l'avait sous le nez, mais vraiment sous le nez ! Trois centimètre de plus et ses lèvres étaient à lui. Mais rapidement, trop rapidement pour que ça paraisse naturel, elle se recula. Ludwig posa ses yeux au sol, c'était sans doute la meilleur chose à faire.

Et elle l'avait rincer, il s'était laissé faire, parce que de toute façon après l'alcool, il ne pouvait pas y avoir grand chose de pire, et puis ce fut même un soulagement. Il pensa un instant, que même s'il en avait envie, il n'était pas en mesure de tenter quoi que ce soit, il avait toujours peur qu'elle fuie, il attendait donc, de la part de Carry, ce qui ne venait pas,et ne viendrait peut être jamais …

Il avait docilement bu son verre d'eau, même s'il lorgnait grave sur la bouteille d'alcool. Il fallait :
-Qu'il se tienne tranquille
-Qu'il désinfecte souvent
-Qu'il mange quelque chose

Il fut un instant tenté de dire «oui, maman» mais n'en fit rien, et en plus, ne fit pas trop de mouvements brusques, et mangea une des tartines de Raymond, quant à la désinfection, il préférait ne pas y penser pour le moment. Lorsqu'elle se poussa un peu du banc, il alla s'asseoir a coté d'elle et en face de Raymond qui semblait impatient de connaître des détails croustillants. Traduisant le mutisme de Carry comme un refus de lui raconter, il supposa donc qu'il devait s'y coller
.

-Tout d'abord Raymond, nous avons à déplorer la perte d'une bonne partie de votre clientèle …

Et puis il se lança, sans grande motivation, dans l'histoire, il raconta ses plans foireux, puis le déclenchement de la bastonnade, et la couille qu'il n'avait pas prévu et tout le reste qu'on connait déjà. Il resta, en revanche, silencieux sur ce qu'il avait put dire et faire à l'égard de Carry. Mais cela ne l'empêcha pas de dire que c'était elle qui avait terrassé la sorcière.

Raymond était bon public, il lançait des Oh et des Ah quand Ludwig racontait tel ou tel passages. Lorsqu'il eut fini, Ray hocha la tête et reparti essuyer ses verres derrière son comptoir. Le silence revint. Ludwig saisit la bouteille d'alcool et en mit dans son verre ainsi que dans celui de Carry. Pour se justifier, il lança :


-C'est pour désinfecter l'intérieur.

Et bu une gorgée, c'était fort, mais c'était ce qu'il fallait pour son état actuel, il voulait absolument faire parler Carry, qu'elle dise quelque chose, n'importe quoi, qui pourrait lui dire de quoi il en retournait. Il se préparait psychologiquement, à ce qu'il allait dire, se répéta au moins quinze fois le prénom de Carry de manière différentes, pour savoir laquelle conviendrait le mieux, il étudiait ses façon de parler … mais on nageait en plein délire ! Ainsi son discours si bien élaboré se transforma en :

-Mais qu'est ce qu'il se passe, bordel ?!
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Sam 24 Avr - 3:17

Il but la mixture qu'il avait servie. Moi, je me méfiais un peu, donc j'ai attendu son diagnostic avant de faire quoi que ce soit. Et puis j'avais pas envie de boire. Pas encore. Raymond était parti, on était encore seuls. J'ai été tentée de faire semblant de dormir, pour couper court à la longue et ennuyeuse discussion qui allait commencer, mais j'ai pas trouvé moyen de le faire bien. Alors j'ai attendu qu'il se lance, tout en imaginant toutes les possibilités que j'avais pour fuir. La plus rapide et pratique (quoi que plus idiote et douloureuse) consistait à me jeter par la fenêtre et à m'enfuir en courant. Mais alors pour faire quoi, j'en avais aucune idée. De toute façon, si je sautais par la fenêtre, je serais trop blessée pour fuir à proprement parler et je serais obligée de subir la même conversation sur mon lit de mort, avec en plus, la sympathique petite question : "mais pourquoi t'as fait ça?". En tout cas, là maintenant, j'avais la sympathique petite question :

- Mais qu'est-ce qu'il se passe, bordel?!

J'ai répondu du tac au tac, comme une évidence :

- Tu es un homme (sisi j't'assure) et je suis une femme, c'est normal si y a quelques ratés.

Ce qu'il devait certainement ignorer, et bah c'était que je n'avais jamais pu confirmer cette règle par la pratique. Que c'était tout juste une pure et franche thérorie. J'ai tourné la tête vers lui. Je savais pas pourquoi, probablement juste que j'avais envie. En fait, je me rendais petit à petit compte que j'avais envie d'un câlin, et ça m'horrifiait vraiment. Mais j'ai pas bronché, je suis restée stoïque et j'ai fait comme si je ne me donnais pas moi-même envie de vomir parfois. J'ai pris mon verre, me suis remise dans la bonne position, et ai bu une gorgée. Juste pour goûter. Oh oui, c'était fort. J'ai cru que j'allais hausser les épaules. Et puis je me suis souvenue que c'était pas a que les gens normaux faisaient, alors j'ai pas bougé. Et puis il y eut de nouveau un long silence.

Que je rompis quelques longues secondes après.

- Je veux dire, je vais pas te faire la peau : c'est rien, ça arrive. Et puis, c'est pas comme si on avait des sentiments...

J'ai fait comme si c'était drôle. Mais j'ai bu vite une seconde (et plus longue) gorgée de la boisson. Juste pour avoir un verre dans la bouche et m'empêcher de sortir des énormités... Ou alors est-ce que mon envie de câlin et l'incompatibilité qu'il y avait ma phrase me donnaient envie de picoler?... J'opterais pour les deux en même temps. J'ai reposé mon verre, un peu fort sur la table et suis restée immobile pendant encore un moment. Et quand j'ai senti qu'il allait me reparler encore, j'ai bondi vers une tartine et me la suis collée entre les mâchoires. Oh, c'est bête voyons, je ne peux pas te répondre avant d'avoir mâchonné ce truc en entier. Oh, pardon, j'suis vraiment désolée... ( Victoire !) Et puis j'ai mâché et mâché et mâché et quand j'ai eu terminé de mâcher, j'ai décidé que plutôt que de continuer à entrer en contradiction avec moi-même encore, et bien j'allais tout simplement changer de sujet.

- Et euh, tes notes là, comment tu vas faire?

Ca m'intéressait vaguement de savoir comment il allait transvaser les notres du violon à la flute (et s'il me laisserait l'honneur d'éclater le truc un bois contre un mur ou non) et aussi un peu pourquoi il avait piqué une fiole de liquide à la vieille. Tu me diras, elle n'en avait plus besoin, mais de là à la lui piquer... Enfin bon, il savait ce qu'il faisait, enfin, il fallait esperer, parce que moi, je savais plus, et ce depuis déjà un petit moment. Alors bon. Raymond, lui est revenu.

- Et maintenant? qu'il a demandé.

Et ben maintenant... Maintenant on allait essayer de réparer son instrument, et puis après, moi j'avais prévu d'hiberner un peu... Parce que ça m'avait bien fatigué tout ça. Et je pensais que Ludwig devait en avoir marre aussi.

- Si on en a encore pour longtemps, on pourra dormir ici?... j'ai timidement lancé.
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Sam 24 Avr - 5:18

Quoi ? Non, non attend. Un homme + une femme = des ratés. Une hypothèse bien gentille mais qui étrangement lui restait en travers de la gorge. Il en avait connu, des filles, mais c'était pas vraiment comme ça que ça ce passait, mais bon c'était pas non plus avec des filles comme Carry. Et quand elle a tourné la tête vers lui, il s'est dit merde, s'il la regardait il allait lui prendre la bouche c'était évident, alors il resta les yeux dans son verre. Que pouvait-il répondre à cette logique implacable. Oh puis il n'avait qu'à l'embrasser et il verrait la suite … puis il y eut cette phrase :

-Et puis, c'est pas comme si on avait des sentiments...

Il venait sans doute de recevoir la plus grosse claque de sa vie, il aurait sans doute préféré que Carry lui dise «Tu vas souffrir» ou encore «je t'aime» mais bon là il fallait pas rêver non plus. Il finit son verre d'une traite et la chauffe lui monta tout de suite aux yeux, il alluma une cigarette, pour s'occuper les mains, pour se donner une contenance.

Il aurait vraiment aimé être un rats en ce moment même, il aurait pu se glisser dans un trou et pleurer toute les larmes de son corps … mais non voyons ! Allons, il était un homme, il aurait bien essayé de répondre "oui" et de s'esclaffer un bon coup, mais c'était au dessus de ses forces. Carry apparemment ne se formalisait pas plus que ça de ce qu'elle venait de dire, elle mangeait tranquillement, peut être avait elle déjà fait le coup à toutes ses autre conquêtes et qu'elle s'amusait à observer les réactions … si c'était vraiment le cas il allait être mal classé.

On entendait plus que sa mastication pendant un moment, Ludwig tirait des taffes incroyables, et recrachait des nuages de fumée impressionnants, si bien qu'il furent bientôt enveloppés comme dans un nuage de brume. La voix de Ludwig ne fonctionnait plus, c'est à dire qu'il ne pouvait pas décocher une phrase, et la boule prenait à présent toute la place dans son estomac, il avait envie de vomir, l'unique tartine qu'il avait avalés.

Elle lui demanda comment il allait s'y prendre avec ses notes, mais oui, bien sûr, c'est l'évidence même, elle s'en fichait tellement de lui, qu'elle préférait s'intéresser à sa flûte. Comme il était toujours muet, Raymond finit par rappliquer, tiens apparemment ils allaient pieuter la cette nuit, Raymond avait l'air d'accord :


-Bah ça y'à pas de soucis, j'ai toujours une chambre en rade pour les poivrots, qui peuvent pas rentrer chez eux pasqu'ils voient plus l'bout d'leurs nez !

Et Raymond de rire à nouveau. En tout cas entendre parler de poivrots avait définitivement soulevé le cœur de Ludwig, il abandonna sa cigarette sur la table. Il traversa toute la pièce en courant vers les sanitaires, une fois rendu devant une cuvette, il vomit sa tartine, et la moitié de ses tripes dedans, avant d'évacuer …

Il se rinça trois fois la bouche, et se racla bruyamment la gorge, histoire de se redonner une contenance, il revint à la table, où Raymond le regardait d'un drôle d'air, il se justifia avec une léger sourire et ça :


-Je digère très mal le fromage.

Tiens, il savait parler ! Il se retourna vers ses instruments.

-Bon pour les notes euh, je suis pas magiciens mais je crois que cette fiole y est pour quelque chose.

Il sortit la potion, oui, c'était très bien ça, ça lui occupait l'esprit, il se souvint alors de blonde au petit pois qui lui avait dit «J'ai vraiment l'impression que tu n'aime que ta flûte» et bien oui tiens, à partir de maintenant, son grand amour c'était sa flûte, et elle avait perdu sa jolie voix, quoique si ç'avait été Carry qui se serait retrouvée sans voix, il ne l'aurait pas aidé, comme ça il n'aurait pas eu besoin d'entendre ce qu'il avait entendu … il secoua la tête, une chose essentiel : arrêter de penser à elle, hein, fait comme si c'était, je ne sais pas moi, ta cousine ! Bref, il prit une goutte sur ses doigts et l'étala sur les cordes du violon et de l'archet, puis il commença à jouer. Il n'y avait pas de risque que ça les hypnotisent puisque l'ordre était Crache les Notes !

Une sorte de petite nuée de fumée commença par rester en suspens, Ludwig retint sa respiration, il fallait absolument que cette vapeur aille dans sa flûte … mais la vapeur après quelques minutes de sur place retourna dans le violon.


-Putain de merde ! Fais chier !

Il jeta rageusement le violon sur la table, sans l'abimer. Puis il s'installa à califourchon, sur le banc tourné vers Carry, son regard s'égara un instant sur elle, il n'avait encore jamais pris le temps de le remarquer, mais elle était jolie … cette pensé eut le don de le mettre encore plus hors de lui, il se servit un grand vers d'alcool et le vida d'un trait avant de se relever et de poser sa flûtes à coté du violon, il posa ses deux main sur la table et tenta d'entrer dans une réflexion :
* si elle avait dit ça c'était peut être pour se protéger aussi, de quoi de protègerait-elle ? De moi ? Non, des garçons, des filles … des sentiments ! Ou peut être que tu divague complètement et qu'elle s'en fiche réellement.*

Il secoua la tête ce n'était pas exactement à se genre de réflexions auxquelles il pensait mais plutôt à quelque chose dans se genre ci :
* Il y a une incompatibilité entre les instruments à corde et les instruments à vent, donc les notes refusait de se transvaser de l'un à l'autre, ce qu'il fallait, cequ'il fallait c'était … *

Il claqua des doigts, un grand sourire aux lèvres :

-Un pont ! C'est ça qu'il faut, un pont !

Les deux autres ne devaient surement rien comprendre, ce pont qu'il lui fallait c'était la potion, la note du violon irait dans la fiole de potion où elle serait transformé en note pour flûte ! Tout content de sa théorie. Il ouvrit la fiole et la posa sur la table. Il se remit à jouer, il sortit une mélodie, assez joyeuse ou il intégra toute les notes de la gamme et il vit toute la fumée entrer dans la fiole. Il cessa de jouer et boucha précipitamment la fiole.

Un sourire, et sa fiole a la main, il expliqua :


-Les notes sont là dedans,il agita la fiole, et je vais les transférer dans ma flûte !

Il joint donc le geste à la parole, et rouvrit la potion pour commencer à jouer de la flûte, au début il jouait du silence, mais plus la fumée s'élevait et s'infiltrait dans la flûte, plus les sons réapparaissaient. Puis il cessa de jouer, lorsque sa flûte fut redevenu normale.

Il revint s'asseoir assez content de lui, il se servit encore un verre, et un autre à Carry, et trinqua même dans son verre avant de commencer à le boire, mais ses paupières se faisaient lourdes.
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Sam 24 Avr - 20:50

Je ne savais pas s'il était fatigué ou non. Je n'arrivais pas vraiment à focaliser mon attention sur sa petite santé. Désolée, ah oui, vraiment navrée, je suis pas superhumaine (je suis déjà à peine humaine). Enfin bon, j'avais envie qu'il parte, qu'il me laisse seule. Il fallait que je cause avec Raymond, un peu, seule. J'ai donc cherché une façon de virer Ludwig pour un moment. Et quand Raymond a dit qu'on pouvait pieuter sur place, et que l'autre avait fini de foutre ses notes dans sa flute, j'ai trouvé ça finalement facile.

- Tu devrais dormir, Lud'.

J'ai fait une petite pause. Et puis j'ai réffléchi. J'allais bien dire un truc, mais les interprettations douteuses qu'il pourrait en faire me faisaient un peu peur. Et Raymond allait forcément se sentir obligé de commenter... Oh et puis zut, je n'avais pas d'autre moyen rapide de la faire dégager et de rester aimable.

- Je te rejoins plus tard...

J'ai essayé d'avoir une voix douce, si ce n'était plus. J'ai vu du coin de l'oeil que ce crétin de Raymond ouvrait la bouche pour lancer (comme une bombe entre nous, et on avait pas besoin de ça) une blague bien vaseuse et grasse. J'ai tourné la tête vivement dans sa direction, le fusillant, le scalpant, le massacrant sur place, et, lui promettant de faire bien pire, s'il osait dire ne serait-ce qu'une chose sur moi.

Raymond est monté préparer la chambre, mettre des draps propres, une couverture, allumer des bougies et mettre de l'encens... Quoi?! Euh, non, hors de question ! Mais bon, je savais que je ne cntrôlais plus rien. Et ça me faisait mal au crâne. En général, moi, grande amoureuse de fiabilité, je ne supportais pas de ne pas avoir minimum un coup d'avance sur tout le monde. Et là, tout allait trop vite pour mon cerveau. Mais j'ai pas fait de commentaire, j'ai laissé couler, faisant comme si ça m'était parfaitement égal.

En attendant que Raymond redescende et donc que je me retrouve seule avec lui, j'ai débarrassé les verres, que j'ai rincé. J'ai nettoyé la table, un peu comme je faisais chez moi avant, en foutant toutes les miettes par terre. Mais de toute façon, quelque chose me disait que Raymond ne m'en voudrait pas de salir un peu son sol en terre battue. J'ai entendu un bruit dans l'escalier, et je me suis retournée, comme alertée par un mauvais présentiment. Raymond, à environ un mètre de moi, me lorgnait comme pas permis. J'ai jeté le chiffon dont je me servais pour laver la table - il est tombé dessus, gracieusement - et j'ai croisé mes bras sur mon absence de poitrine.

- Mam'zelle?...

- Faut qu'on cause...

Il s'est assis sur le rebord d'une table.

- Et de quoi...?

J'ai ignoré sa question.

- Pourquoi vous l'aidiez? La sorcière, je veux dire.

- Elle m'aurait jeté un sort, qu'il a dit, en commençant à retourner derrière son comptoir pour faire on ne sait quoi.

- La vraie raison.

Il s'est arrêté de marcher, fixé sur place. J'ai cru qu'il allait s'emporter.

- Vous pouvez pas comprendre, z'êtes trop jeune.

Il s'est retourné vers moi, et j'ai planté mon plus beau regard d'indifférence totale et absolue, de mépris sans borne et de haine dans le sien, un peu vitreux et mélancolique.

- Je ne chercherais pas à comprendre. Je veux juste savoir si vous êtes dangereux pour nous, ou non.

J'ai aps attendu de réponse, je suis montée à mon tour. J'ai pensé à redescndre pour lui demander de me montrer le chemin, parce que je ne savais pas où elle était, la piaule, mais il n'y avait que deux portes. Miraculeusement, la première que je poussais était la bonne. Il faisait sombre dans la pièce et j'imaginais que même si mon échange avec Raymond avait été court (mais relativement efficace, vu la tête qu'il faisait) il avait dû s'endormir. J'ai allumé mon briquet, histoire de voir mon chemin. Il était couché dans le lit.

Un unique lit, grand large, mais unique. J'ai donc regardé ailleurs, à chercher un canapé, ou un drap que j'aurais pu m'enrouler autour pour dormir par terre. Je l'ai trouvé, mais j'en ai rien fait. Je me suis glissée das ce grand lit double, et ai fait la chose la plus osée de ma vie. Je me suis blottie dans ses bras.
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Sam 24 Avr - 22:19

Et puis tiens maintenant, il devait aller se coucher. Il le fit sans broncher, maintenant au point où il en était. Il suivit docilement Raymond, ils firent le lit ensemble, et le patron lui lança avant de refermer la porte :

-Vous avez jamais pensez à vous recycler en marionnette ?

Il se demandait comment Raymond pouvait avoir autant de clairvoyance, elle faisait strictement ce qu'elle voulait de lui. Il s'étala sur le grand lit, les yeux ouvert, il contemplais le plafond grisâtre, à la peinture écaillée. Il poussa un soupir, de toute façon, c'était fini il avait retrouvé ses notes, il se demandait même comment il se faisait qu'elle ne soit pas partie depuis longtemps, il s'était attendu à ce qu'elle le quitte après l'épisode de la sorcière, mais non. Peut être l'avait elle envoyé se coucher pour partir sans avoir besoin de lui dire au revoir.

Il secoua la tête et se concentra sur le plafond, ça voulait dire que demain, il repartirait faire danser ses rats, assis, seul, sur le muret d'un pont. La belle vie reprenait son cour, la mer redevenait calme après un légère vague Il se demanda si c'était réellement ce qu'il voulait, lui, qui errait dans ce monde depuis un sacré bout de champs, de village en village, allait-il reprendre comme si de rien n'était ? C'était ce qu'il semblait.

Il entendit des pas dans l'escalier, il ferma les yeux, comme si il dormait. Elle entra dans la chambre, alluma son briquet puis il sentit un instant de flottement, puis elle vint dans le lit, et elle se rapprocha de lui, beaucoup trop à son goût.

Il se redressa, et sortit du lit.


-Mais qu'est ce que tu veux, à la fin ?!

Il contourna le lit, pour s'éloigner encore un peu d'elle, à peine un quart d'heure plus tôt, elle l'envoyait paître comme c'était pas permis, et là elle venait se coller à lui, alors qu'il y avait au moins un mètre de place pour elle à côté. Elle devait surement bien s'amuser, dommage que ce n'était pas réciproque. Il ne voulait pas faire le joujoux de service, ce n'était vraiment pas un rôle auquel il aspirait.

-Arrêtes de jouer avec mes nerfs, Carry, pitié !

Il sentit tout de suite que le «pitié» était de trop, c'était un «s'il te plaît» qu'il aurait fallu. Il ouvrit la fenêtre et alluma encore une cigarette. Un mal de crâne horrible le tourmentait, il songea un instant à quitter la chambre pour aller squatter le lit de Raymond … mais se sortit bien vite cette idée de la tête. Il fallait absolument qu'il fasse quelque chose, ou il allait s'énerver, tout seul, pour rien. Il fini par se retourner à nouveau vers elle.

-Tu m'as dit toi même qu'il y avait des ratés, et pas de sentiments. Alors essaie de ne pas les engendrer si tu n'en veux pas ! Je parle des ratés ET de sentiments.

Il baissa les yeux, tira une taffe. Les releva sur elle, et fit partir la cendre.

-Je ne suis pas fait que de bois ! Je ne peut pas subir tes assauts et ne rien ressentir.

Il se retourna vers la fenêtre, et recommença à fumer, ses entrailles le tiraillait atrocement, ce genre de situation lui faisait ça, et c'était horrible malgré tout il se prenais à imaginer qu'elle était sortit de son lit et l'entourait de ses bras … une folie.
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Mar 27 Avr - 11:04

Je n'étais pas sortie du lit pour l'enlacer, ah ça non. De toute façon, j'étais à la fois effrayée (par ses cris et le fait qu'il battait des bras très fort, dans ma tête) et effarée. Justement, moi je pensais que comme je l'avais gentiment envoyé chier - non pas gentiment du tout même - avant, ça lui plairait que je me fasse pardonner ainsi. Mais non, il fallait qu'il se sente obligé de faire la seule chose qui aurait pu me donner vraiment envie de lui foutre le feu. Mais je tenais trop à lui, alors il fallait que je brûle autre chose. Les débris de ce que j'avais espéré pouvoir un jour appeller "mon coeur", probablement que ça brûlait bien ces conneries.

Et puis il a fumé. J'étais tellement remuée et en colère contre lui que ça m'a agacé. D'autant plus qu'il ne m'avait pas proposé une seule cigarette depuis qu'on s'était vus. J'ai chopé mon briquet, j'ai pris mon courage à deux mains (et la troisime qui serrait tellement fort le briquet que si je ne l'explosais pas j'allais avoir les motifs imprimés à l'envers dans la paume de la main. Mes muscles étaient tellement contractés que j'avais les jointures blanchies, prêtes à éclater - en tout cas, on aurait dit - et que le muscle de mon bras (qui tenait le briquet) se mettait à tressaillir.

Si on avait dû me dessiner à cet instant précis, j'avais une sorte de "double aura" (dans ma tête de hippie toujours). Double parce que ma haine et mon dégoût pour ma faiblesse passée (j'avais pas d'autre choix, sinon, j'allais avoir mal, si je e considérais pas le fait d'avoir cru l'aimer était une bêtise) étaient palpables. En plus, j'avais les larmes aux yeux, les cheveux dans tous les sens, peut-être même hérissés d'horreur.

- Si j'ai dit... que j'ai commencé à dire, mais pas assez fort, alors j'ai toussoté, et j'ai recommencé. Si j'ai dit qu'il y avait des ratés et pas de sentiments, c'était justement parce que je savais que je ne supporterais pas que tu...

J'ai eu du mal à parler. J'ai cru que j'allais pleurer. Ca me paraissait logique. Et puis j'ai commencé à me dire que moi, pleurer, c'était du délire. Et puis que c'était pas comme s'il en avait quelque chose à faire de ce que j'étais. Encore une personne qui me demandait de gentiment rester dans ma case "autiste insensible et pyromane" tout en me donnant envie d'en sortir. D'être une fille normale. Mais bon, comme toujours, le simple fait de me dire que personne ne s'intéressait plus que ça à ma petite personne m'a remis les idées en place. Pas de raison de déborder du moule, si y a personne pour le voir et réagir. Alors j'ai ravalé mes larmes, et j'ai repris.

- Que je ne supporterais pas que tu me repousses.

Voilà, c'était dit. Peut-être que ça lui donnerait matière à reffléchir. Peut-être qu'il verrait que j'avais - même si je faisais bien semblant, avouons le - des sentiments et des émotions moi aussi. Mais ça, j'y croyais pas trop. De toute façon, j'me connaissais, me faudrait pas longtemps pour disparaître de sa vie et ce pour un bon petit moment. J'ai haussé les épaules pour moi-même, et je suis sortie avant qu'il ne se retourne.

J'ai marché un moment dans la taverne, sans trop savoir... J'allais pousser une porte quand je me suis rendue compte que c'était celle de Raymond et que me retrouver seule avec lui une nuit, dans une pièce exigüe c'était pas une excellente idée. Alors j'ai fait demi tour, et, au bout d'un moment j'ai aterri sur les toits.

Enfin, un moment, juste le temps de partir, en marchant à mon rythme, c'est à dire en marchant vite. Vraiment comme une fuyarde qui veut pas se faire choper.

Sur le toit, j'ai hésité à sauter. Et puis j'ai secoué la tête, presque en riant. Quelle idée stupide, sauter, me tuer, à cause d'un type? Surtout que ce type, c'était qu'un crétin, pas foutu de se débrouiller seul, vraiment différent de moi, de ma personnalité. Bon, c'était vrai qu'il était protecteur, mignon, et qu'il m'avait souvent tiré de faux pas... Mais de là à l'aimer... La blague. Mais j'avais peur de m'accrocher.

J'ai allumé une clope, et j'ai tiré dessus comme une dingue. Il y a eu un coup de vent, mes cheveux sont partis en arrière. J'm'en foutais, ils étaient courts, je les portais décoiffés, donc au fond, grace à ce coup de vent, j'étais coiffée. La fumée m'est revenue dans la tronche, mais je m'en tapais. J'ai soufflé dedans parce que ça m'amusait. Et puis, comme j'avais tiré dessus comme une dingue, ma clope était terminée. J'ai voulu en ressortir une autre, mais j'ai eu l'impression qu'on me regardait, dans le fond.
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ... Mar 27 Avr - 14:40

Et il avait eu beau espérer, elle n'était pas sortit du lit, non elle avait fait mieux que ça, il avait eu droit à une phrase entrecoupée, dont il voulait absolument avoir la suite, chaque fois qu'elle se stoppait, il aurait voulu dire «oui ?» pour l'inciter à continuer, mais se retint. Quand elle eut fini, il compris pourquoi elle avait eu du mal à la cracher sa phrase, parce que c'était pas vraiment une phrase facile à dire, d'autant plus que c'était elle qui la disait.

Sauf que la phrase en question ne jouait pas vraiment à son avantage, Parce qu'elle avait dit qu'elle ne supporterais pas qu'il la repousse, sauf qu'il venait de le faire ! Il aurait bien eut envie de se cogner la tête contre les mur, mais se retint, il ne vit par contre, pas d'inconvénient à se traiter intérieurement d'andouille. Il se retourna brusquement … personne. Elle avait dû partir …

Il resta là planté comme … bah oui comme un con, c'était le cas de le dire. Il eut soudain un vertige, en repensant à ce qu'elle lui avait dit, le nombre infini de possibilités d'agissement qui s'ouvrait à lui était incroyable, le problème était que maintenant il ne saurait plus trop sur quel pied danser. Mais si ça se trouvait elle était vraiment partit, et si c'était le cas il allait falloir qu'il courre.

Il sortit donc de la chambre en trombe, puis sortit dans le rue, regarda de droite … et de gauche … personne, il entendit un bruit de briquet en hauteur, et il aurait reconnu ce sont entre mille, elle était sur le toit. Il dut remonter les marches quatre à quatre, sauf que maintenant qu'il savait qu'elle n'était pas partit, il n'avait plus besoin de se dépêcher, il se disait ça alors qu'il courait comme un dératé dans les couloir, il ralentit d'un coup.

A pas de loup, il arriva au toit, surement qu'il aimait ses (affreuses) chaussures pour ça, elles le rendaient léger et ne faisait pas de bruit. Elle était la de dos, une bouffée de fumée s'échappa d'elle, Ludwig respira, la cigarette … elle fumait ?! Ah ben oui c'était bien possible, il avait totalement oublié. Il la regarda un instant.

Un gros flottement s'installa en lui, qu'est ce qu'il allait faire maintenant ? Il ne bougea pas pendant un instant, il leva les yeux, le ciel était gris-noir, et lui qui avait espérer, pouvoir voir des étoiles … il s'approcha silencieusement, et se planta à coté d'elle.

Il n'avait pas vraiment l'impression qu'il y ait besoin de parler, comme si une fois les lourdeurs du cœur libérées, on pouvait goûter le silence. Il scruta l'horizon comme si il espérait y trouver une quelconque réponse. IL se sentait gravement apaisé, mais il n'avait pas l'impression que ce fut le cas de Carry. Il hésita un instant à rallumé une autre cigarette mais se dit que s'il lui prenait l'envie de faire quelque chose de brusque ou de soudain, ça allait surement le gêner.

Il se dit tout de même qu'il fallait qu'il fasse quelque chose, ou du moins qu'il dise quelque chose, il se lança dans ses paroles sans avoir pris le temps de réfléchir :


-Je suis désolé, j'ai cru …

Oui qu'est ce qu'il avait cru ? En fait il n'avait pas cru grand chose, si ce n'était qu'elle se foutait bien de sa gueule, et il ne pouvait lui annoncer ça comme ça, crûment, qu'il avait cru qu'elle le prenait pour un con. A la réflexion, il aurait peut être mieux fait de réfléchir avant de parler. Sauf que maintenant, il avait une phrase en suspend, et qu'il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il pourrait dire pour la finir.

Et puis merde, il alla se planter devant elle et l'entoura des ses bas pour la serrer contre lui. Il eut un petit instant de prière pour qu'elle ne le repousse pas. Parce que le jeu du chat et de la souris, pourrait durer encore longtemps. Il ne la serrait pas fort mais autant de proximité avec une si frêle personne, le laissa coi pendant un instant. Puis il rapprocha sa bouche de l'oreille de la demoiselle et y susurra.


-Tu crois qu'on s'aime ?

C'était une question en partie rhétorique, cette question il s'était dit un jour qu'il la poserait, et maintenant il avait réussi à la casé. Parce que cette question faisait à moitié paradoxe, c'était comme si il lui demandait de décidé pour lui s'il l'aimait ou non. Ç'aurait été bien qu'elle décide tout de même car Ludwig avait bien besoin de savoir, en ce moment, s'il devait s'atteler à l'aimer ou bien abandonner tout espoir.
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MessageSujet: Re: Le Do perdu ...

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Le Do perdu ...

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