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Forum mort. Nouvelle adresse BJ ~ Madness Return.
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Come on, my dear.

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MessageSujet: Come on, my dear. Mer 14 Avr - 0:51

Pumpkin's village...

Vous arrivez à Pumpkin's village ? Bienvenue à Pumpkin's village ? Pumpkin's village, pop. X habitants et Y citrouilles ? Pumpkin's village et son office du tourisme vous attendent ?
Peu importait, dans le fond. Ça ferait l'affaire pour une escale. Les quelques mètres qui le séparaient de l'entrée du village furent franchis.

Le signal du départ avait été donné à peine quelques jours auparavant. Rien ni personne ne l'avait déterminé ; aucun changement dans l'air, rien de visible ni même de changé. Le temps était simplement venu. Enfin aurait-il pu dire. Mais il n'avait rien dit, et avait pris le large, sans fioritures... Enfin, pas trop. Eh, il y avait mis les formes, tout de même ! Après tout ce temps, il ne pouvait partir sans prendre congé de la façon la plus courtoise.

C'avait été de tendres et émouvants adieux, et il avait pris soin de se montrer équitable, même si, bien sûr, il avait ses préférées. Un dernier et profond baiser à chacune, même à celles qui tombaient tant en charpie que leur manipulation était une gageure, même à celles dont les lèvres avaient été rongées par le temps - et probablement par un ou deux rats sournoisement infiltrés.
Il avait connu une bonne minute d'hésitation devant la petite brune aux longues boucles. C'était l'une des dernières arrivées, et son corps était encore en assez bon état ; il fut tenté de lui concéder une ultime attention plus accrue... Mais il était temps de partir, car Asselia... retrouver Asselia était plus important.

Alors, il avait refermé la porte une dernière fois, et il avait pris la route.


La première réflexion que se fit Alkione en entrant dans le village fut relative au peu d'activité alentours. Et ce n'était rien de le dire : la rue dans laquelle il s'était engagée était absolument déserte. L'endroit était vieillot et, de son point de vue, ne ressemblait à rien. Il n'y avait rien, et, surtout, il ne connaissait absolument pas le coin.
La présence du château, tout près, était la seule chose qui lui permettait de savoir que cet endroit était partie intégrante du royaume de Coeur.
Le ciel s'était paré d'un gris sale et la luminosité, plus que moyenne, semblait se mettre au diapason. Quant à cette rue, elle était sans fin... Ha, si. Il en aperçevait à présent le débouché, mais n'accéléra pas l'allure pour autant... Et ce fut tranquillement, les mains dans les poches, qu'il aborda le centre-vi...

Ses pas s'arrêtèrent. Un peu circonspects, ses yeux parcoururent l'étendue citrouillesque qui faisait office de place. Et pas un chat en vue. Alkione avança encore un peu, posa un pied lourdement chaussé sur l'une des grosses et bêtes cucurbitacées, et la poussa doucement... avant de donner une bonne impulsion pour la faire dégager. Sauf qu'elle n'alla pas bien loin, entra en collision avec sa voisine et.. cruish... elle se fissura d'indignation. Mouais.

Bah ! A défaut de faire avancer l'affaire, il allait se poser un moment. Ce bled était marrant. Marrant, mais pas très peuplé.

Il longea le champ sur quelques mètres pour regagner une autre ruelle, avisa un muret flanquant une habitation ; il s'y hissa pour y prendre place, et, prenant une grande inspiration, esquissa un geste théâtral de la main en direction du champ, et lança au hasard, d'une voix forte

"Et à la putain de gloire absolue du bon sens... Mesdames, je vous en prie, veuillez maintenant danser."
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Grächen Von Mondlicht
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MessageSujet: Re: Come on, my dear. Mer 14 Avr - 10:14

    Tombe, tombe, tombe... ! Elle fut secouée dans tous les sens, gauche, droite, en haut et en bas, tournant encore et encore. Et puis d'un coup elle vit un ciel noir et elle fut conquise par ce paysage unique. Elle remarqua aussi un village rempli de plusieurs sortes de cucurbitacées plus ou moins grosses mais c'était essentiellement des citrouilles. Les lumières étaient toutes oranges et semblaient révéler quelque chose d'étrange mais cela n'effrayait pas Grächen, elle qui adorait l'horreur à présent. Elle a un vrai esprit machiavélique !

    C'est alors que sa tenue vestimentaire changea. Sa robe était toute belle, toute dentelée et elle avait plusieurs types de noirs et de couleurs foncés dessus. Elle sentit sur sa tête un chapeau qu'elle saisit et vit qu'il possédait une citrouille. Elle avait de longues mitaines aux mains noires rayées grises. Tombe, tombe, tombe... ! Et tout à coup elle tomba violemment au sol, sur une place. Elle était à présent inconsciente et elle "dormait" contre les dalles grisâtres de la ville.

    Son rêve, son rêve ? On dit que si on rêve à underland, on y croise Nightmare. Soudain, elle ouvrit ses yeux progressivement et commença à être consciente et de remarquer qu'elle était entourée de personnes. Elle se frotta la tête et se releva doucement mais péniblement. Caressant ses cheveux qui étaient encore propre mais sans doute plus pour longtemps. Les personnes souriaient mais leurs sourires étaient si... diaboliques. Grächen fut surprise mais elle commençait à bien aimer ce pays, ce rêve sans doute. Peut être qu'elle allait se réveiller en prison pour avoir tué ce pauvre prêtre ? Qui sait ?

    Les personnes l'entourant commencèrent à partir sauf une. Cette personne avait une tête de citrouille et le reste de son corps était maigrelet. Elle se pencha saisissant Grächen par le cou.

    - Bonjour petit personnage, es-tu nouvelle ?

    Elle ne répondit pas à la question et l'ignora tout bonnement. La personne esquissa un sourire satisfait, il enleva sa main de son cou et se redressa. Elle lui fit signe de la main et partit dans un silence incroyable. Incroyable ! Elle n'en revenait pas. Elle se mit en marche pour découvrir cette ville étrange mais elle lui plaisait énormément. Les lampions étaient beaux ! Elle continua de marcher regardant les ruelles, les magasins ouverts. Elle s'approcha de l'une des vitrines et remarqua que ses yeux étaient devenus rouges sang. Elle sourit satisfaite de sa nouvelle personne. Mais cela ne s'arrêta pas là, elle remarqua une paire de couteaux abandonnés sur le sol. Des vieux couteaux rouillés. Elle les ramassa et les fixa dans ses dessous. Cela pourrait lui être utile.

    - Et à la putain de gloire absolue du bon sens... Mesdames, je vous en prie, veuillez maintenant danser.

    La jeune fille leva la tête et remarqua un jeune homme scander ces "belles" paroles. Et là plusieurs femmes arrivèrent en courant et commencèrent à danser ne faisant pas attention à Grächen. Oh ça encore elle s'en fichait mais c'est surtout qu'on la bousculait. Elle resta droite comme un piquet et à chaque coup grogna. L'une des femmes la remarqua enfin et alla vers elle.

    - Eh bien danse mon enfant !

    Grächen leva sa tête et la regarda d'un regard sévère, effrayant, machiavélique... à en frémir. La femme frissonna et fit une petite révérence.

    - Oh non... je n'ai rien dit.

    Un sourire malsain ornait le visage de la petite fille puis commença à danser cachant toujours son visage. Bougeant ses mains, son bassin ainsi que sa tête dans une danse gracieuse et imposante. Un & deux & trois... Elle ne s'arrêtait plus et bouscula quelques femmes dont une qui commençait à vociférer.

    - Eh sale mioche, va-t-en de Pumpkin's village, tu n'as pas ta place. Ah ah ah !

    Le bonne femme rigolait tel une hyène et la jeune fille s'arrêta net relevant son visage,le montrant rempli de colère. Elle se rua sur elle et la femme tomba à terre avec Grächen dessus. Elle esquissa un sourire sadique et souleva sa robe pour prendre un de ses couteaux miteux, sales mais aussi rouillés... Elle le colla violemment contre la gorge de la dame. Elle lui dit sur un ton froid, amusé, inquiétant...

    - Tu n'es qu'un acteur, ça se remplace vite.

    C'est alors qu'elle lui trancha violemment la gorge, laissant le sang gicler de partout. Elle remarqua le visage horrifié de sa victime et elle fut contente de sa première horreur. Elle lécha son couteau et les autres femmes déguerpirent en criant. Il ne restait plus que l'homme. Elle se releva et regarda les femmes qui disparaissaient assez rapidement. Elle esquissa un sourire et se retourna, regardant la vitrine, regardant les petits jouets... Était-elle retardée ? Car pour 16 ans, elle faisait largement moins ! Elle aimait ce qu'elle était devenue, une horrible fille. Qui sait ?...
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MessageSujet: Re: Come on, my dear. Jeu 15 Avr - 1:14

Eh bien, il semblait qu'une fois réveillé, ce village se parait d'agréments. Là, c'était bien. Un peu plus vivant. Joli ballet de papillons. Bien, bien. Sa princesse aimait les papillons. Rectification à mi-voix.

"Toutes les princesses aiment les foutus papillons."

Il recula légèrement sur le petit muret, s'y installa en tailleur. Posa son menton dans le creux de sa main, et le coude sur sa jambe. Et contempla l'horizon, les yeux mi-clos, durant quelques minutes, son autre main venant jouer avec le pendentif de sa soeur. Pas longtemps, un détail venant attirer son regard.

Un ballet de papillons ? N'était-ce pas une chenille bien noire qui se tenait en son coeur ?
Alkione plissa les yeux lorsqu'il put distinguer le visage de la fille, relevé pour faire face à l'inconsciente qui l'incitait à se mouvoir. A son humble avis, c'était tout à fait vain... Ah , eh bien non. Il s'était trompé. La noire et juvénile silhouette - très couleur locale avec son chapeau - s'épanouit dans une étrange pavane, du moins jusqu'au moment où on l'apostropha bruyamment, agressivement.

Nh-nh... C'était stupide. Nul besoin de faire une analyse en bonne et dûe forme pour se douter que cette belette-là était dangereuse. Elle avait des yeux de folle, et même si c'était certes monnaie courante dans ces jolies contrées, il y ondoyait également la lueur glauque d'une flamme morbide. Et elle pouvait bien les cacher ainsi que le reste de sa bouille, une fois qu'on les avait aperçus, on réalisait que cette même aura irradiait de toute sa personne.

En d'autres termes, se gluer d'une manière aussi niaise et irréfléchie à ce type de profil présageait à coup sûr quelques ennuis de santé à court terme. Enfin !... Liberté à tous, ma foi, y compris aux aveugles imbéciles. Voyons cela.

Il se pencha légèrement en avant, posant un regard fixe et luisant d'intérêt à la scène qui avait marqué sa formidable introduction à l'instant même où cet étrange petit lutin maléfique avait dévoilé son visage pour la seconde fois. Accrochez vous, amis, le développement sera rapide et l'apogée expéditive. Impossible, à partir de cet endroit, de saisir ce qu'elle racontait, mais quoi que ce fusse, cela n'attendait pas de réponse, au vu de la rapidité avec laquelle elle coupa tout élan à cette malheureuse bonne femme. Tout élan, et la gorge, aussi.

Le show avait été court mais intense. Il se redressa, suivant du regard les gestes de ce petit être sombre et gracile, devenu à présent le centre de son attention. Il y avait de quoi attiser la curiosité de n'importe qui, non ? En tous les cas, elle était vive ; pour le reste, c'était bien vu : comme il l'avait supposé.....Dangereusement siphonnée. Les papillons s'envolèrent sans qu'il y porte le moindre intérêt.

Elle devait avoir à peu près l'âge de sa précieuse Asselia. Un peu moins, peut être... Largement praticable, en tous cas.
Il y avait une limite, oui... Elle ne se fixait guère en années ; les années ici étaient des choses étranges. Soit. En dessous, il est convenu de dire que 'cela' ne ressemble à rien. Sans intérêt. Mais en l'occurence, praticable ou non, là n'était pas le problème, car dans l'immédiat, ce n'était pas ce qui l'intéressait - fait assez rare pour le noter.

Il se laissa glisser de son muret, et suivit les pas de la petite Étrangeté sur pattes, très occupé devant une vitrine. Il approcha, jeta un regard bref à ladite vitrine pour en identifier le contenu qui passionnait tant l'affreuse petite criminelle, puis revint presqu'aussitôt sur elle. Ça va, merci, il l'avait vu à l'oeuvre, il n'avait pas besoin d'une démonstration sur sa propre personne. Il ne sous-estimait jamais un inconnu, surtout ceux qu'il avait toutes les raisons du monde de sous-estimer, justement. Les petites filles grimées en sorcières qui égorgent le bon peuple avant l'heure du goûter, par exemple.

Alors il braqua son regard sur elle, presque vide à force d'être fixe, et laissa filer les mots.

"un deux trois, Mauvaise Fille sème l'effroi...
quatre cinq six, Mauvaise Fille cultive le vice...
sept huit neuf... Mauvaise Fille sort de son oeuf ?"


C'était une vraie question. La phrase jetée un peu plus tôt par Feu la pauvre bonne femme - "va-t-en de Pumpkin's village", lui avait laissé entendre qu'elle n'était pas dans ces lieux depuis bien longtemps, et par conséquent, qu'elle était arrivée depuis peu, quel qu'en soit le moyen. Théorie appuyée par la surprise générale qu'elle avait créée en se livrant à sa sanglante agression. Mais peut-être n'y était-il pas du tout, peut-être était-ce tout à fait autre chose. Ça valait le coup de poser la question...
... ainsi qu'une autre, plus directe.

"T'as un nom, la belle ? Ou bien on se borne à 'Mauvaise Fille' ?"
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Grächen Von Mondlicht
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MessageSujet: Re: Come on, my dear. Jeu 15 Avr - 10:10

    La vitrine remplie de jouets était si jolie, si bien mise en place. Regarde, regarde, regarde... ! Elle était complètement omnubilée. Une musique lui trotta dans la tête, vous savez les musiques de manège. Elle secoua doucement la tête. Gauche, droite, gauche, droite... Elle entendit une sorte de petite chanson à rimes... Un être était à côté d'elle... Que lui voulait-il ?

    - un deux trois, Mauvaise Fille sème l'effroi...
    quatre cinq six, Mauvaise Fille cultive le vice...
    sept huit neuf... Mauvaise Fille sort de son oeuf
    ?


    Ces petites phrases, elle ne fit pas attention. Ce dont elle ne se fichait pas c'est la vitrine, la belle vitrine. Elle soupira de bonheur et continua de bouger la tête.
    Elle se rappela de la pauvre femme qu'elle avait tué. C'est alors qu'elle se mit à ricaner, ricaner et encore ricaner. Elle trouvait cela si agréable, si incroyable ! Alors l'inconnu se mit à lui poser une question...

    - T'as un nom, la belle ? Ou bien on se borne à 'Mauvaise Fille' ?

    Grächen ne leva pas la tête. Un nom ? Avait-elle vraiment un nom après tout ce qui venait de se passer ? Elle soupira et réfléchit un moment. Elle leva alors la tête et le regarda droit et fixement dans les yeux. Sans doute d'un air mauvais, qui sait ? Elle ne savait pas qui il était et pour tout vous dire, elle s'en fichait car ce qui compte pour elle, c'est sa petite personne. Elle esquissa un sourire sadique et détourna son regard pour regarder une nouvelle fois dans la vitrine. Pourquoi lui portait-il de l'intérêt ? Pourquoi voulait-il connaître son nom ? Pourquoi s'intéressait-il à elle ? Parce qu'elle a tué alors il lui demande son nom ? Elle pouffa de rire. Un individu qui cherche à la connaître, à connaître la criminelle qui a tué cette femme... ?

    Elle se retourna pour regarder la ville, les maisons, la tranquillité mais aussi l'étrangeté de ce village. Puis tourna son regard vers lui. Il semblait avoir les cheveux roux mais aussi les yeux bleus, à moins qu'ils soient gris ! Elle le trouvait beau mais sans plus, la beauté ne l'impressionnait pas.

    Et puis tout à coup, flash back. Elle se laissa tomber à terre et tout commença. Des cris, des cris, des pleurs d'enfants, encore des pleurs... - Du mensonge, de la haine. Elle revoyait à présent la scène morbide lorsqu'elle avait tué trois petits enfants qui lui jetaient la pierre. Était-elle malheureuse ? Cela penche plus vers le non. Elle tue par plaisir, par envie mais aussi par revanche, haine... - Elle était à genoux au sol et regardait une direction dans le vide. Qui es-tu ? Qui es-tu ?

    Lorsqu'elle revint à elle, elle secoua sa tête et remarqua sa position. Elle se releva doucement, gracieusement. Elle posa ses doigts sur ses lèvres et regarda son interlocuteur d'une manière très étrange. Un moment d'égarement mais peut être voulait elle le tuer ? Qui sait ? Or elle l'aurait fait depuis longtemps. Elle tue selon son humeur, sa volonté. Elle tourna sur elle même et chantonna quelques lalala. Une jeune fille bien étrange, bien calme et pourtant si violente, si mauvaise. Qu'avait fait le bon Dieu ? Pourquoi la porte ou plutôt le miroir l'a choisie ? Pour répandre la terreur ? Avait-elle été choisie dès le départ pour être un Être infâme ? Elle voulait tant savoir et se posait sans cesse des questions de la plus normale intelligence pourtant en public elle se comporte en vraie gamine retardée ? Joue-t-elle un jeux ? Se satisfait-elle d'être comme ça ?

    Mais lui qu'est-ce qu'il lui voulait ? Voulait il la connaître ? L'éliminer après ce qu'elle avait fait ? Voulait-il lui faire la cour ? Ou encore voulait-il faire ami-ami car il la craint ? Elle soupira songeant et se posant pleins de questions dans son petit monde inaccessible... Elle sortit de sa poche un bonbon et lui tendit. Elle poussa encore une petite chansonnette.

    - Le bel homme veut-il des bonbons étranges ? Il pourrait bien y laisser la vie qui sait ?

    Allait-il prendre les bonbons ? Ah elle savourait d'avance sa mort. Des bonbons empoisonnés ? Elle ricana d'avance pensant à sa victoire mais pourquoi se laisserait-il prendre ? Elle l'avait juste en quelque sorte avertit d'une certaine manière ! Quelle idiote fait-elle !
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MessageSujet: Re: Come on, my dear. Sam 17 Avr - 3:49

Pourquoi ? Pourquoi-pourquoi ? Parce que. Parce qu'Alkione est comme beaucoup de gens, et particulièrement beaucoup de gens en ces lieux : il fait ce que bon lui semble.
La gamine l'intriguait. A partir de là, il se foutait pas mal qu'elle ait envie d'être tranquille ou non, et il se foutait encore davantage, si c'est possible, du degré de sociabilité qu'elle pouvait bien posséder. Il avait juste envie de savoir à quoi, au juste, il avait à faire, et, en fonction, de déterminer s'il pouvait en tirer quelque chose, et quoi.

Il semblait néanmoins que "la gamine" ne manifestait absolument aucune coopération. Muette, et pourtant pas silencieuse, à entendre ses gloussements sinistres, lesquels s'accordaient divinement avec son regard - un regard de folle, on confirme.
Il n'en avait probablement pas l'air, mais il restait sur ses gardes. Parce que lui, chers amis, il n'avait pas de case en moins... du moins, pas dans le même genre, et pourrait se lever tôt, très tôt, celui qui voudrait le prendre en flagrant délit d'inconscience. En attendant, il se borna à soutenir ce regard - une bonne manière de surveiller tout mouvement malencontreux, aussi, et alla même jusqu'à balancer un mince sourire en échange des accès de sombre hilarité de la demoiselle.

Et puis la miss s'absorba dans la contemplation de son environnement. Ayayaye... Alkione s'autorisa un soupir et croisa les bras... pour les décroiser immédiatement à l'instant même où elle bougea à nouveau, pour garder les mains libres. Si elle l'effrayait ? Non. Trop frêle, trop petite pour que ce soit le cas. S'il s'en méfiait ? Oh que oui ! Trop sournoise et trop vive pour que ce ne soit pas le cas.

Elle prouva encore une fois sa capacité à surprendre, par ailleurs, lorsqu'elle se laissa tomber par terre sans aucune raison visible. Réaction ? Non... Il arqua un sourcil, simplement, et suivit des yeux cette prostration... puis la façon dont elle se releva un peu après. N'étant pas dans la tête de la jeune personne, cette chorégraphie n'avait strictement aucun sens pour lui. Elle lui semblait démente et dénuée de toute forme de logique.
Maintenant, son regard s'habillait d'un certain dédain, et ce fut avec la même parure qu'il accueillit celui de la petite déglinguée. Il commençait à se lasser d'observer un comportement insensé et peu à peu l'envahissait la sérieuse tentation de provoquer chez cette fille une réaction quelconque - la tabasser lui semblait une bonne introduction....

Mais alors même qu'il envisageait de plus en plus cette séduisante alternative, la petite folle se décida enfin à parler. A scander, en fait, et aussi à avoir une démarche logique - bien que le concept de logique soit toujours discutable.
Alkione baissa les yeux sur ce qu'elle lui tendait. Bah tiens.... Mais qu'elle est mignonne. Il lâcha sur un ton linéaire.

"Wa-ouh... C'est pour moi ? Mais quelle gentille petite cinglée... je veux dire quelle gentille petite fille tu fais."

Il approcha donc la main... et ses doigts se refermèrent sur le petit bras tendu, à hauteur du poignet. Fermement, mais pas assez pour lui faire mal, afin de regarder ce qu'elle tentait de lui refiler. 'Bonbons étranges'.
Il considéra quelques secondes l'offrande. Y laisser la vie, hein ? Bah dis donc, c'était drôlement vendeur, son histoire. Elle risquait d'avoir un peu de mal à écouler son stock de saloperies avec une entrée en matière pareille.

" Des bonbons étranges..." répéta-t-il à mi-voix avant de les relever droit dans les prunelles folles et de répondre avec un demi-sourire : "Désolé la belle, étranges ou pas, sucer c'est pas trop mon truc. "

Il exerca une pression sur le petit bras fin pour repousser la mimine et le sympathique bonbon en direction de la bouche de sa gentille donatrice, puis la relâcha, en ajoutant

"Je te le rends ; après tout, c'est peut-être ton truc à toi..."

Grossier ? Euhm... Oui... Un peu.
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MessageSujet: Re: Come on, my dear. Dim 18 Avr - 12:44

    - Wa-ouh... C'est pour moi ? Mais quelle gentille petite cinglée... je veux dire quelle gentille petite fille tu fais.

    Tombe, tombe dans son piège, tombe... Elle lui avait pourtant laissé un indice, était-il idiot ? Elle ouvrit très grand les yeux quand ses mains s'approchèrent des bonbons. Vas-y, vas-y ! Son cœur battait très fort à cause de cette excitation. Elle sourit de plus en plus sadiquement. Et puis soudain il lui fit un demi sourire tout en disant.

    - Désolé la belle, étranges ou pas, sucer c'est pas trop mon truc.

    Son cœur cessa de battre et son visage laissa un visage mécontent. Un visage insatisfait. Mais il n'était pas idiot, mince alors ! Elle soupira puis fronça un sourcil. Ce gars n'était pas comme les autres, pas vraiment naif, plutôt intéressant même...

    - Je te le rends ; après tout, c'est peut-être ton truc à toi...

    Quelle grossièreté ! Bah elle aimait ça, elle ne pouvait rien dire de toute manière. Elle saisit le bonbon avec son autre main, le mit dans une des poches de ses dessous et mit les autres bonbons ensuite. Elle le regarda dans les yeux puis saisit une sucette non empoisonnée dans ses dessous.

    - Tu es intelligent et pas trop naif. C'est bien.

    Son nom ? Il voulait tout à l'heure son nom. Elle se demandait si elle allait lui dire. Son nom, son nom... Mais qui était elle ? Elle soupira et continua de se délecter de sa sucette ne faisant aucune choses malsaines en suçant sa sucette. Elle enleva sa sucette et continuait de le regarder avec insistance. Qu'allait elle lui faire ou encore lui dire ? Elle lui fit un joli sourire et replongea sa sucette dans l'antre noire et mouillée qui se nommait la bouche. Et puis elle la retira et cette "antre" et lui dit.

    - Eh beau monsieur ! Tu t'appelles comment ?

    Tiens, elle repars dans un langage enfantin. Que cherche elle ? Le séduire ? L'anéantir ? Pfeu il va de soit que pour l'instant elle s'en fichait. Elle ricana un petit instant pour aucune raison. Pourquoi ricane-t-elle ? Pfeu vraiment c'te fille ! Elle secoua un peu sa robe dentellée et mit un peu mieux son chapeau citrouille. Elle remit aussitôt sa sucette en bouche et le contempla de haut en bas. Il n'était pas moche, pas mal, sans plus. En tout cas à ses yeux ! Peut être si c'était une autre fille ce serait beaucoup plus positif ou alors beaucoup plus négatif. Ses yeux rouges fixaient les autres yeux qui se présentaient devant elle. Elle n'attendait pas spécialement une réponse. Pour elle un nom est la dénomination d'un individu et ça s'arrête là. Avait elle totalement raison ou en partie ? Un nom c'est une dénomination mais aussi quelque chose de plus fort émotionnellement. En tout cas c'est au cas où si elle le recroiserai, qu'elle sache quelle dénomination employer. Elle n'allait pas l'appeler bel homme ou beau monsieur tout le temps.

    Bon, pourquoi l'auteur dois justifier ses faits et gestes hein ? Quoi ? Parce que c'est son boulot ? Pfeu vous alors !

    Pourtant elle voulait faire quelque chose de fou, non pas méchant mais elle en avait juste envie. Elle décida de le faire sur un coup de tête. Elle enleva sa sucette et dans un mouvement rapide colla ses petites lèvres sucrées sur la joue du monsieur. Elle lui susurra à l'oreille.

    - Dois-je déguerpir après cet acte sans doute scandaleux à vos yeux ?

    Tiens, un vouvoiement ! À quoi joues-tu petite ? Tester, le tester ? Peut être ou peut être pas mais en tout cas les bonbons étaient un test. Il les mangeaient eh bien tant mieux une victime de plus et si il ne les mangeaient pas eh bien temps pis. Une autre victime tombera dans ce piège. Elle le regarda d'un air malin.
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MessageSujet: Re: Come on, my dear.

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